Scroll To Top
FLASH
  • L'intégralité du contenu (articles) de la version papier de "Liberté" est disponible sur le site le jour même de l'édition, à partir de midi (GMT+1)
  • Pour toute information (ou demande) concernant la version papier de "Liberté" écrire à : info@liberte-algerie.com
  • Pour toute information (ou demande) concernant la version digitale de "Liberté" écrire à: redactiondigitale@liberte-algerie.com

Auto / Auto-News

Conduire et se conduire autrement

Les conducteurs, les auto-écoles et le ministère des Transports

La semaine dernière, il y a eu des réunions du syndicat des responsables des autoécoles, pour débattre de la position à prendre contre ou pour la loi votée en mars dernier pour contraindre ces derniers à embaucher des universitaires pour la gérance de ces autoécoles. Quel est le but de cette loi ? Est-ce pour résorber le chômage des universitaires fraîchement diplômés ? La question qui m’avait été posée par la présentatrice du 13 heures était : “Est-ce cela allait aider à réduire les accidents sur nos routes ?" Analysons la situation avec objectivité. Cette loi ne va rien apporter en termes de réduction des accidents, et celle de l’application du permis à points non plus, que l’on a dû envoyer aux calendes  grecques. Surtout qu’elles ne sont pas au mieux de leur état en cette période. Donc, si le ministère de tutelle avait associé toutes les parties concernées (auto-écoles, société civile, conducteurs, handicapés, victimes de la route et de la prévention routière), on serait arrivé à des résultats concrets, sérieux et applicables par tout le monde. Il est malheureux de constater qu’après le nombre effarant des victimes de la route qu’il n’y ait toujours pas la moindre déclaration de la part du premier responsable de ce ministère ! Nous souhaitons que la population, avant qu’elle ne soit informée, soit d’abord consultée. Et c’est ainsi que l’on fera respecter les lois de la République. Sinon, que fera l’Algérie avec 80 000 à 100 000 handicapés par an ? Nous nous passerons volontiers de cela. Personne ne pourra résoudre le problème de la route tout seul et à coups de lois, ou avec un spot de prévention routière, à la TV ou à la Radio nationale et dire, ensuite, “j’ai remplis mon contrat”. Oui, nous sommes pour le professionnalisme des auto-écoles. Ne peut obtenir un permis qui veut, c’est un diplôme qui se mérite. Celui qui le vend devrait être considérer comme un criminel. Vendre un permis, c’est vendre la vie de quelqu’un, et qui pourrait bien être l’un de sa famille, un jour. Soyons vigilants !


Y. B. M.