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Auto / Auto-News

conduire et se conduire autrement

Que choisir, le moins-disant ou le moins faisant ? That’s the question…

Pourquoi nos routes et autoroutes ne tiennent pas ne serait-ce qu’une année ? C’est la faute à qui et à quoi ? Il n’y a pas une seule route sur le territoire national qui ne soit sans crevasses, que se soit en ville, interville, village ou autoroute. Il y a bien un problème dans la réalisation, la médiocrité des produits et le contrôle dans la réalisation des chantiers. Des embouteillages, il y en a dans le monde entier, le problème c’est comment les gérer. Chez nous, on se lève de bonne heure pour ne pas se faire coincer dans le trafic. Mais, tout le monde fait la même chose. On sort de plus en plus tôt. Et cela ne résout pas le problème. Pourquoi ? Les routes secondaires qui peuvent permettre l’écoulement du trafic sont impraticables, que vous soyez à Baba Hassan, Draria, Douéra, Baba Ali ou Birtouta, c’est du pareil au même, dans certain cas, même en véhicule tout-terrain, vous n’y arriveriez pas. Parfois, jamais ! Les Travaux publics ignorent les villes et villages, aucun officiel ne s’y aventurerai là-bas, même les nouveaux maires ne se montrent pas. Au niveau de l’autoroute, on fait et refait des tronçons, on se croirait dans les travaux d’Hercules. Des ponts nouvellement réalisés s’effritent à la moindre inondation. On devrait faire venir les experts de certains pays où les ponts sont millénaires et qui restent debout contre vents et marées. Quand on voit dans quel état se trouve le tronçon Tamanrasset– In Guezzam Est ! Une route censée être internationale puisqu’elle nous relie à la frontière nigérienne. Et, entre In Salah et Tam, n’en parlons pas. Quand le directeur des TP annonce à la TV que 80 km vont être refaits très prochainement, je n’en reviens pas. Il faudrait se poser les questions suivantes : comment, par qui et avec quoi ? Si c’est pour avoir les mêmes résultats, les conducteurs et autres usagers vous disent “non”, et “merci” ! Une partie de l’autoroute, celle de droite, qui risque de s’effondrer entre Sétif et Bouira, la signalisation est presque inexistante, pas d’infos sur le kilométrage, la peinture fluorescente fait défaut, la monotonie, l’ennui, l’angoisse vous prennent à la gorge. C’est une autoroute très dangereuse et sans âme. Les conducteurs, même les plus aguerris, vivent stressés dans un tel environnement d’insécurité. Comment les routes à l’étranger tiennent dix fois plus que les nôtres et coûtent moins cher dans leurs réalisations ? Le moins-disant n’est sûrement pas le mieux faisant. Il y a sûrement anguille sous roche, mais aussi des vipères…


Y. B. M.