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Auto / Auto-News

conduire et se conduire autrement

Une ambulance Hassi Lefhal, c’est sur la RN1 !

Il y a quelques jours, je me rendais à El-Menéa, à Ghardaïa. Vers 9h30, j’arrivais à Mansoura, il y avait déjà une grosse cylindrée qui était dans un piteux état, dû aux tonneaux qu’elle a dû faire. Je continue ma route, et 20 km plus loin, un autre véhicule venait de subir le même traitement. Les deux passagers étaient dedans pris au piège. Le chauffeur, encore conscient, le bras brisé et le ventre ouvert du côté gauche, gémissait et demandait qu’on le délivre. On ne pouvait pas. Parce qu’il fallait avoir un arrache-clou pour pouvoir débloquer la portière. J’ai appelé le 1055 de la Gendarmerie nationale pour demander une ambulance. Si le chauffeur était en bien meilleur état, le passager de droite était dans un était critique. Il respirait à peine.
La réponse fut immédiate. L’équipe de gendarmerie de Hassi Lefhal fut envoyée quelques minutes après l’appel.
La Protection civile de Hassi Lefhal aussi, mais avec un petit véhicule de tourisme. Pas du tout adapté au transport des deux victimes qui étaient dans très grave état. J’ai demandé à l’un des agents qu’il fallait une ambulance pour emmener les blessés à l’hôpital le plus proche. Sa réponse fût : "Nous sommes un poste avancé, nous n’avons pas de grande ambulance."
Ce n’est pas croyable ! Pourtant, il s’agit de la RN1, la plus meurtrière du pays, vu le trafic intense de poids lourds surtout, et qui mène vers In Salah, Tam, les frontières du Niger et du Mali. Entre Hassi Lefhal et Ghardaïa, il y a 130 km, et Hassi Lefhal et El-Menéa, il y a 150 km. Donc, ce petit village a une position stratégique et devrait être équipé de moyens matériels adéquats pour sauver des vies. Aux dernières nouvelles, le passager est décédé à la suite de ses blessures et surtout à cause du manque de moyens de cette unité. Il y va de la vie des gens qui travaillent d’arrache-pied, au prix de leur vie, dans des conditions intenables, chaleur étouffante, manque de sommeil, absence de commodités sur la route pour se reposer.
Il n’y a pas d’hôtel ni de restaurant digne de ce nom. Et pas d’hôpital à Hassi Lefhal. Appel est lancé à monsieur le DG de la Protection civile pour qu’il prenne en charge le problème d’une ou deux grandes ambulances.
Sur la RN1, il y a des jours où, tous les 50 km, il y a un accident ! Sauvons les blessés au moins ! Pour les morts, on n’y peut rien malheureusement !


Y. B. M.