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Auto / Auto-News

PLUSIEURS FACTEURS CONCOURENT À CETTE SITUATION SUR LE MARCHÉ

Voitures d’occasion : les prix explosent

© D.R

La récente sortie du ministre de l’Industrie sur le cahier des charges régissant le montage automobile, la fermeture des marchés hebdomadaires et la panne sèche des usines du pays ont positivement impacté le marché de l’occasion.

Les prix des voitures d’occasion sur le marché ont explosé depuis quelques jours en Algérie. Pour cause, la crise sanitaire a sérieusement bloqué la relance de ce secteur qui souffrait déjà, notamment depuis l’ouverture des dossiers de corruption qui ont touché plusieurs firmes et patrons. Il faut dire que les récentes déclarations du ministre de l’Industrie et des Mines, Ferhat Aït Ali, sur le retard de la parution du cahier des charges régissant le montage automobile et la panne sèche des usines du pays, notamment provoquée par le blocage des importations des kits CKD/SKD jusqu’à nouvel ordre, ont positivement impacté le marché de l’occasion. Un marché qui prend des ailes et qui met à rude épreuve les acquéreurs.

L’arrivée brutale de la pandémie de coronavirus en Algérie impactera davantage ce marché avec la fermeture des marchés de l’occasion à travers le territoire national pour parer à la propagation du Covid-19. Et si les smasris (spéculateurs) trouvent leur compte en investissant la Toile pour donner le ton via des sites internet et des comptes facebook, les particuliers, eux, ont suivi la tendance, allant jusqu’à mettre la barre très haut pour imposer des prix hors de portée des petites et moyennes bourses. Si les grosses cylindrées et le segment C gardent la cote, les segments A et B ont poussé des ailes. 

Avec des augmentations allant de 150 000 à 400 000 DA, les voitures ayant circulé entre 2012 et 2015 et ayant roulé jusqu’à 250 000 km, voire plus, sont devenues inaccessibles du fait du manque de disponibilité sur le marché du neuf. Pis encore, les petites citadines, ayant circulé entre 2014 et 2019, avec au compteur une moyenne de 130 000 km, sont cédées au prix du neuf.

L’incertitude qui pèse sur la reprise de l’activité du montage attise les appétits et ouvre la voie à une “légitime” spéculation du marché basée sur l’offre et la demande. Autre facteur qui pèse de tout son poids sur cette tendance, le retard accusé dans la mise en œuvre de l’importation des voitures de moins de trois ans. En ce sens, tous les vendeurs, spéculateurs ou particuliers, attendent le feu vert pour passer à l’action. Mais la crise sanitaire ayant perduré, ils préfèrent “fructifier” leurs carrosses sur le marché de l’occasion et ne lâchent pas prise sur les prix défiant toute concurrence.

“L’industrie automobile attend la parution du nouveau cahier des charges qui a pris un peu de retard actuellement pour cause de la pandémie qui a engendré la cessation d’activité du Parlement, mais aussi parce que nous ne voulons pas qu’on dise que le gouvernement a profité de cette situation pour faire passer des lois stratégiques pour le pays”, a indiqué le ministre en charge du secteur. 

 


FARID BELGACEM


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