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blog / ACTUALITÉS

Blocage rime avec clivage

Les dernières déclarations d’officiels sur la révision constitutionnelle, légères, indigentes et quelquefois contradictoires, rendaient déjà compte d’un certain malaise au sommet : la mouture du texte et des amendements à y apporter est loin d’être peaufinée et le chantier n’avance visiblement pas. Mais pas une seule des voix qui se sont exprimées sur le sujet n’a fait référence à un quelconque obstacle qui expliquerait que le projet phare du quatrième mandat reste aussi longtemps dans les tiroirs.
Certains se sont même essayés à trouver des prétextes convaincants, liés principalement à des contraintes purement calendaires et d’agenda, pour mieux occulter les vraies raisons du retard. Des obstacles, il semble pourtant qu’il y en a, et de toutes sortes. À commencer par ceux de nature politique, qui rendent le consensus au sommet quasiment impossible.
Du reste, on le comprend aisément car il faut se rappeler que l’idée d’une “révision profonde de la Constitution” est une vieille ambition chez Bouteflika. S’il en a fait une préoccupation “stratégique” depuis le discours du 15 avril 2011 (quatre ans déjà), réactualisée bruyamment lors de la campagne présidentielle de 2014, il l’évoquait déjà avec insistance dès le début de son premier mandat, en 1999. Pour autant, les amendements de 2009, dix ans plus tard, ne reflétaient pas la “profondeur” souhaitée. Il est vrai que le plus urgent, à l’époque, était de faire sauter le verrou qui l’empêchait de briguer un troisième quinquennat. Ce qui fut fait, sans encombre. Mais il en est autrement des autres changements voulus. Et les professions de foi des Ould-Khelifa, Saâdani et autre Bensalah, qui brillent surtout par leurs incohérences, ne font que renforcer la conviction des observateurs, de plus en plus nombreux à estimer qu’un tel retard ne peut être expliqué que par l’existence d’un profond clivage au sein des hautes sphères de décision. Chose hautement probable dans un pays qui, par ailleurs, connaît la même léthargie dans bien d’autres domaines. Aujourd’hui plus que jamais.
Ce qui ne va pas sans apporter de l’eau au moulin de ceux qui considèrent que le système politique algérien est au bout du rouleau et qui plaident pour une période de transition, négociée et convenue dans son contenu et dans son agenda, seule à même de débloquer la situation, de sortir de l’impasse et de permettre au pays de se donner un avenir.


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