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blog / ACTUALITÉS

État des lieux

L’éphéméride déroulée pour la presse, en cette journée internationale, qui lui est consacrée depuis 1993, n’annonce aucune avancée à marquer d’une pierre blanche. Nous serions même tentés de parler de régression si la comparaison prenait en compte la densité de la solidarité au sein de la profession durant les années 90 et qui a aujourd’hui disparu. L’aventure intellectuelle est détrônée par des pratiques purement mercantiles qui polluent un climat déjà fermé à la communication. À continuer de se regarder en chiens de faïence, il est sûr que la presse roule à tombeau ouvert vers une impasse.
La plupart des titres ayant choisi la facilité pour peu qu’ils puissent bénéficier de quelques pages de pub et que l’ardoise soit ouverte au niveau des sociétés d’impression, ne s’embarrassent pas de scrupules à caresser dans le sens du poil les pourvoyeurs en annonces.
Dans la même année où les Nations unies ont voté la déclaration de Windhoek, un certain 3 mai, en Algérie le Premier ministre de l’époque décide de confier à l’Anep la gestion de la publicité institutionnelle pour une durée de trois ans. À ce jour, le monopole est encore en place. Il reste que cette stratégie, si elle était recevable durant les années de terrorisme, est perçue comme un détournement de deniers publics. En ce sens que l’on oriente la publicité sur des journaux dont la majorité n’est pas distribuée, ne sort même pas des imprimeries et ne répond donc pas aux attentes des annonceurs qui ont payé rubis sur l’ongle. Certains cercles du pouvoir qui en tirent des subsides ne sentent donc pas l’urgence d’un texte réglementaire sur cette activité qui est la bouffée d’oxygène pour toutes les publications. Pour l’État, cette politique est contreproductive et génératrice à terme d’un discours uniforme laudateur à contrecourant des aspirations des citoyens qui mettront dans le même sac pouvoir et presse.
En conclusion, cette supplique, que nous faisons nôtre, lancée par le secrétaire général de l’ONU à l’occasion de cette journée : “Laissez le journalisme prospérer dans un environnement favorable.” Ce n’est qu’ainsi que nous pourrons sortir de ce constat amer.


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