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blog / ACTUALITÉS

Everything Sucks!...et la série un peu aussi

D.R

Décidément, Netflix se spécialise dans l’art de jouer avec nos fibres nostalgiques. Après le succès de Stranger Things qui se passe dans les années 80, le voyage temporel continue et nous amène dans les années 90’s ; avec son lot de baladeurs CD et Walkmans, de chemises à carreaux et autres goodies et trolls multicolores que l’on s’échangeait entre copains…

Everything Sucks! Littéralement traduit comme « Tout craint !» est un mix entre Freaks and Geeks et Glee, le teen show nous replonge donc dans les nineties auprès d’un groupe de lycéens.

Le pitch

Septembre 1996, dans la petite (et bien réelle) ville de Boring (ennuyeux), Oregon, trois amis geeks font leur entrée au lycée et rejoignent le club audiovisuel, où ils vont par la suite tourner un film avec le Drama Club après la destruction du plateau de théâtre du lycée.

Adolescence oblige, leur scolarité sera émaillée d'amours, de rivalités de couloirs, d'amitiés et de drames intimes.

À peine avons-nous eu connaissance de l’arrivée d’Everything Sucks! qu’elle est déjà sortie et… oubliée, la série ne marque pas vraiment les esprits ; Popcorn va vous expliquer pourquoi…

Abus de Nostalgie

Dans Everything Sucks! toutes les cases du manuel de la parfaite madeleine de Proust générationnelle sont cochées, la série reprend tous les codes propres à l’époque, ce qui pourrait émouvoir celles et ceux qui ont grandi durant cette période mais force est de constater que la série embrasse un peu trop cyniquement la tendance nostalgique.

Everything Sucks! nous abreuve de références et clins d’œil aux années 90 ; Sont passés à la moulinette Oasis, Ace of Base, The Cardigans ou Duran Duran.

De la BO donc, à l’image en passant par les codes vestimentaires des personnages, tout dans Everything Sucks ! est conçu pour nous emporter vers les 90’s, devant cette série, le spectateurs, a trop souvent la désagréable sensation d'être considéré comme une cible marketing…

Une série qui peine à se démarquer

Si les dix épisodes de la saison se dégustent sans difficultés,  la série peine à se démarquer. Au-delà du gentil exercice nostalgique, ce que la série a à offrir est certes sympathique mais assez maigre et sans saveur ; Everything Sucks! manque d’enjeux, de surprises et ne raconte que de simples histoires d’ado avec un enrobage vintage ; Nombreux sont les teen shows qui nous ont déjà donné ce genre de récit, on s'interroge alors sur l'intérêt de refaire une série telle que celles produites dans les années 90 si c'est juste pour faire du copié-collé sans apporter une once d'originalité.

Surtout que ce teen show y va fort, il déploie toutes les fondations propres à ce genre ; proviseur gênant, profs ridicules, gamins stéréotypés, sportifs populaires, geeks un peu coincés….

Notons que bien qu’Everything Sucks! partage de nombreuses caractéristiques avec le genre de la comédie, ne vous attendez pas à rire aux larmes, la série sait être émouvante, et dégouline parfois de bons sentiments.

 

Au niveau du casting de cette première saison, nous trouverons de jeunes acteurs encore méconnus du grand public : Peyton Kennedy dans le rôle de Kate et Jahi Winston ; aperçu dans Fead the Beast, le jeune acteur est formidable de charisme, de naturel et de décontraction dans le rôle de Luke O’Neil.

Ils donnent la réplique à Patch Darragh, Claudine Nako, Elijah Stevenson et Rio Mangini.

Malgré un fort capital sympathie, un casting plutôt bon, une soundtrack des plus réussies et une histoire universelle, on n’est pas pris dans Everything Sucks! comme on pouvait l’être dans Stranger Things.

Alors non, Everythings Sucks! n’est pas mauvaise, elle est juste une de ces série dont on se passerait bien.

Nina SAHRAOUI

Blogueuse à la Rédaction Digitale de "Liberté" 

"Atteinte de sériephilie aigüe, et d’une ambition, assez inquiétante pour mon temps de sommeil et ma vue, de vouloir sans cesse renouveler les frontières de ma curiosité télévisuelle, en m’engloutissant des séries de façon boulimique."

 

 


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