Facilitations

Gouvernement, patronat et Centrale syndicale se sont mis d’accord pour encourager la production nationale. La décision est saluée unanimement, d’autant que des facilitations seront accordées aux futurs acquéreurs. Il reste cependant la question de la qualité et du respect des normes de fabrication.
Beaucoup de travail reste à faire dans ce domaine et il faudrait une armée de contrôleurs de la qualité et de l’hygiène pour effectuer des inspections inopinées dans les usines et les ateliers. À cela s’ajoute le fait qu’acheter national demande une disponibilité du produit sur le marché. Ce qui n’est pas encore le cas, mais il y a un début à tout. Seulement, dans certains secteurs d’activité, il y aura un véritable travail de réhabilitation, notamment dans celui du textile et du cuir envahi par les produits chinois et arabes.
La décision de revenir au crédit à la consommation boostera certainement cet engouement à consommer local. Le premier bénéficiaire sera la voiture Symbol des ateliers d’Oran qui a des difficultés à se vendre. Le véhicule représente pour les Algériens le second rêve après le logement et il n’est plus un luxe, mais véritablement une nécessité pour chaque famille. Viendront ensuite les articles électroménagers et les meubles. Ces deux produits peuvent se placer aisément, sachant qu’il y a, d’une part, un savoir-faire et des compétences et que, d’autre part, les produits importés sont contrefaits.
Cette opération, en plus de satisfaire l’accès facile aux produits montés ou produits, créera des emplois. Ce sera rendre justice à l’entreprise qui pourra ainsi retrouver la place qui est la sienne pour la relance de l’économie.
Avec l’inflation et la détérioration du pouvoir d’achat, le crédit à la consommation constitue une bouffée d’oxygène aussi bien pour le citoyen au revenu modeste que pour l’entreprise, située au cœur du développement.