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blog / ACTUALITÉS

La “cacophonie normale”

La révision constitutionnelle, on ne finira vraisemblablement pas d’en parler de sitôt. Comme s’il n’y avait pas, sous le ciel de cette Algérie de 2015, chargée de doute et d’appréhensions, d’autres dossiers qui mériteraient débat. Hier encore, Louisa Hanoune et Amar Saâdani y sont revenus, au moment où l’on pensait qu’il n’y avait plus rien à dire sur un projet qui, de l’aveu même du président du Conseil constitutionnel, n’a pas encore pris forme. La secrétaire générale du Parti des travailleurs a cru utile de nous rappeler le contenu minimal des amendements à introduire dans la Constitution pour que sa révision soit “profonde”, histoire de mettre en doute le sérieux des changements superficiels annoncés auparavant par le président de l’Assemblée nationale. Le président du FLN, lui, a de nouveau évoqué le sujet pour répéter ce que lui-même, mais aussi d’autres, avaient déjà dit : il s’agit d’un projet du chef de l’État, c’est celui-ci qui choisira le timing de la publication de son contenu. Mais, en revanche, Saâdani se donne l’allure d’un responsable politique “très informé” des intentions de Bouteflika. C’est ainsi qu’il s’avance sur “l’imminence” de la mouture finale. On l’aurait cru sur parole si l’on n’avait pas déjà entendu pareille profession de foi. Et, surtout, s’il n’y avait pas ces autres responsables de partis siégeant au gouvernement qui répètent à satiété que les consultations sur la révision de la Constitution restent ouvertes et que l’opposition devrait y participer.
À défaut de débat sur l’avenir politique du pays ou sur les défis économiques aussi urgents que grandissants, on a droit à une interminable cacophonie sur une révision constitutionnelle qui se fait attendre et qui, si elle advenait, n’aurait rien de révolutionnaire quelle que soit la “profondeur” dont elle pourrait se prévaloir. Il est vrai que cette cacophonie est un “élément constitutif normal” de la situation née du quatrième mandat de Bouteflika et de son état de santé (voir notre dossier pages 7 à 11) qui l’obligent à déléguer des pouvoirs et sans doute à “céder du terrain” à tous ceux qui se réclament de sa proximité. Et qui contraignent le pays à faire du surplace.


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