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La casa de papel, la pépite espagnole à ne pas louper

©D.R.

Depuis cinq ans, Netflix dépoussière le petit monde des séries; série événement, créations originales… les productions se succèdent et même les plus "sérivores" d'entre nous finissent par avoir du mal à suivre. Rien d'étonnant, donc que La casa de papel  est passée quelque peu inaperçue.

Loin des paillettes d’Hollywood, la série espagnole qui a fait une entrée très discrète dans le catalogue Netflix le 25 décembre 2017 n’a bénéficié d’aucune campagne de communication, et sa bande annonce n’a pas été diffusée sur les réseaux sociaux.

Avec des références allant de Reservoir Dogs à un scénario qui fait clairement penser à Ocean’s Eleven, Popcorn vous livre ses impressions sur ce petit ovni intrigant…

La casa de papel met en scène le périlleux braquage de la Maison royale de la Monnaie d'Espagne. Aux commandes, un truand surdoué surnommé « Le professeur », qui gère la mission à distance, et à son service, 8 malfaiteurs aux profils divers et variés. Sous leur joug, 67 otages. L’objectif ? Plus de 2,4 milliards d'euros et cela sans faire aucune victime. 

Un plan parfaitement élaboré qui semble infaillible, mais rien ne se passera bien sûr comme prévu ; l’être humain est imprévisible…

Une série réfléchie

La série plonge le spectateur dès les premières minutes du pilote dans une perpétuelle tension qui monte sans cesse et lui impose un rythme effréné qui ne ralentit jamais, poussant inexorablement au visionnage en rafale, eh oui ! Il vous sera pratiquement impossible de ne pas binge watcher cette série hautement addictive.

Un braquage de banque ? Le thème a déjà été vu et revu aussi bien au cinéma que dans les séries. Rien de bien original et pourtant très rapidement, le scénario s'étoffe, les manœuvres se complexifient et chaque épisode nous réserve son lot d'imprévu, nous fait vibrer et angoisser, tout dans La Casa de papel est pensé pour que nous soyons dans un flou perpétuel.

Le showrunner Álex Pina exploite brillamment les épisodes de la saison 1, et alterne entre le hold-up et les flashbacks qui détendent un peu l'atmosphère, et permettent au spectateur d’en savoir plus sur l’élaboration et l’organisation du braquage, mais aussi sur les points de vue des différents personnages et leurs histoires. Personnages, auxquels on s’attache et on s’identifie grâce notamment aux épreuves qu’ils ont pu vivre aussi bien dans le passé que lors du braquage. Pourtant, un rappel constant est fait sur le fait que ce sont eux, les méchants de l’histoire.

Vous l’aurez compris, dans La Casa de Papel, rien n’est laissé au hasard, l’intrigue est très bien ficelée, la narration terriblement efficace  et les personnages de la série sont tous au service d’un scénario complexe et intelligent.

Et la cerise sur le gâteau est bien sûr le visuel de cette série. Que ce soit la réalisation, la photographie ou l’utilisation des masques à l’effigie de Dalí, tout est fait pour sublimer cette histoire.

Des acteurs brillants

Pour porter l'intrigue, Úrsula Corbero, Pedro Alonso ou Álvaro Morte. La première est impressionnante dans le rôle de « Tokio », la narratrice des événements, le second « Berlin », est l’un des autres personnages marquant de la série. Chef de bande aux multiples facettes, il nous séduit par sa complexité cachée… Álvaro Morte lui, interprète le « Professeur » avec une justesse et une sensibilité déconcertante. Ces acteurs et tous les autres devraient placer plus de projecteurs sur la scène cathodique espagnole.

 

Avec ce casse à la sauce Dalí, on peut donc découvrir ce que l'Espagne fait actuellement de mieux côté sériel ; cette série aux accents « soderberghiens » est très bien écrite et rythmée, armée de personnages forts…Bref, si vous ne savez pas encore sur quelle nouveauté jeter votre dévolu, foncez sur La casa de papel!

Nina SAHRAOUI

Blogueuse à la Rédaction Numérique de "Liberté" 

"Atteinte de sériephilie aigüe, et d’une ambition, assez inquiétante pour mon temps de sommeil et ma vue, de vouloir sans cesse renouveler les frontières de ma curiosité télévisuelle, en m’engloutissant des séries de façon boulimique."


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