La malédiction du siècle

Deux attentats et une attaque terroriste ont eu lieu, en même temps et dans des endroits différents, faisant des dizaines de morts innocents. Au-delà de la revendication de ces actes criminels et abjects, les auteurs sont à mettre dans le répertoire “des ennemis de l’être humain”. Et des ennemis de Dieu et du Prophète (QSSSL), d’autant que le jour choisi pour perpétrer ces barbaries n’est pas fortuit. Au Koweït, c’est une mosquée qui a été ciblée, le jour de la grande prière. En Tunisie, les terroristes ont attaqué le talon d’Achille de ce pays en transition mais surtout en grande difficulté économique. Pour l’achever, ils ont visé le seul secteur de survie : le tourisme qui avait déjà du mal à se reconstituer après l’attentat du Bardo. Telle la gangrène, l’islamisme politique, appuyé de son bras armé ; la violence aveugle se propage dans tous les pays musulmans avec un seul leitmotiv : la destruction. Qu’ils se fassent appeler EI, Al-Qaïda, Boko Haram ou Shebab, les terroristes obéissent à un seul objectif : l’instauration par le sang et la force d’un grand État islamique sans frontières, mais avec une seule idéologie : le retour au Moyen-Âge.
L’électrochoc des attentats de septembre 2001 qui a vu toutes les nations s’élever contre la barbarie semble avoir baissé d’intensité et se retrouve limité à l’intérieur des frontières nationales quand le fléau est de plus en plus transnational.
Aussi, il serait criminel pour les grandes nations de laisser des pays otages des fous du mal. La lutte contre ce fléau des humains doit être combattu sans répit jusqu’à extirper du terreau le  poison du mal. En plus de la solidarité et de la compassion qui se manifesteront pendant quelques jours, la Tunisie, notamment, aura besoin d’un soutien continu jusqu’à ce qu’elle se construise sur les bases démocratiques qu’elle est en train d’asseoir non sans difficulté.
Le silence et l’égoïsme de certains pays ne sont plus de mise et seul un front commun pourrait en finir avec cette malédiction du siècle.