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La plupart des femmes ne sont pas conscientes de leurs droits"

© D.R.

Le 25 novembre est la journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes. En Algérie, les statistiques restent loin de la réalité puisque les derniers chiffres qu’a récolter la DGSN (Direction générale de la Sûreté nationale) en 2016 sont de 7400 victimes cette année là. Ces statistiques ne reflètent cependant pas la réalité car beaucoup de femmes n’osent pas porter plainte.

Karima, 32 ans, fonctionnaire à l’état confie que “le problème de la violence à l’égard des femmes est quelque chose de récurrent” avant d'ajouter que “l’absence de plaintes ne signifie pas l’absence de violence, en Algérie une femme qui se fait violenté et qui ose en parler est pour la plupart du temps stigmatisée par son entourage”. Amel, 37 ans, médecin la rejoint sur ce point mais insiste tout de même sur le fait qu’ “il faut que les femmes soient courageuses et qu’elles ne se taisent pas concernant les violences physiques ou verbales dont elles sont victimes, se taire c’est accepter”.

La législation algérienne a mit en place plusieurs dispositifs et lois qui protègent les femmes mais en sont-elles réellement conscientes ? Chafia, 23 ans, étudiante en sciences sociales y réponds: “la plupart des femmes dans le pays et particulièrement dans les endroits isolés et les zones rurales ne sont pas conscientes des droits qu’elles ont et se taisent lorsqu’elles subissent des violences car elles pensent qu’elles n’ont pas d’autres choix

Quelques uns de ces dispositifs les moins connus étant :

La constitution place l’homme et la femme dans la même position dans le sens où ils jouissent des mêmes droits de vivre dans la dignité et la protection de toute forme de violence ou de discrimination
Le code de la famille atteste que la femme se marie par consentement sur la base de l’affection, la mansuétude et la protection morale à partir de 19 ans.
Le code pénal atteste que l’infraction du harcèlement sexuel est puni d’un emprisonnement de deux mois à un an de prison et d’une amende de 50000 DA à 100000 DA.
Le code pénal atteste que la menace de violence est punie d’un emprisonnement de 3 mois à un an et d’une amende de 500 à 1000 DA.
La loi criminalisant les violences faites aux femmes atteste qu’est puni d’un emprisonnement d’une année à 3 ans quiconque commet contre son conjoint toute forme de voies de fait, ou de violence verbale ou psychologique répétée mettant la victime dans une situation qui porte atteinte à sa dignité ou à son intégrité physique ou psychique.
La loi criminalisant les violences faites aux femmes atteste que l’infraction est établie que l’auteur réside ou pas dans le même domicile que la victime
La loi criminalisant les violences faites aux femmes atteste qu’est puni d’un emprisonnement de 2 à 6 mois et d’une amende de 20000 à 100000 DA, ou d’une de ces deux peines quiconque importune une femme dans un lieu public, par tout acte, geste ou parole portant atteinte à sa pudeur. La peine est porté au double si la victime est une personne mineur de moins de 16 ans.

Ce problème de violence basée sur le genre, certains en font un combat quotidien et cherchent des solutions. Neïla, militante dans cette thématique depuis sa majorité nous confie que “certaines femmes ont tendance à blâmer tous les hommes pour les actes de quelques uns. Les violences faites aux femmes est un problèmes dont les deux sexes s’inquiètent, j’ai rencontré au cours de mon parcours des hommes féministes qui m’ont réellement convaincue que l’homme peut être un acteur de changement favorable” elle ajoute que “c’est logique, si l’homme défend les droits de la femme, jamais il ne la violentera. Il faut réellement s’investir dans l’implication des hommes contre la violence basée sur le genre

Salah, 67ans, retraité pense que “le respect de la femme est la première chose sur laquelle tout le monde devrait éduquer ses enfants. Elles font partie intégrantes de nos vies, elles sont la moitiés de la société et donne vie à l’autre moitié”. Certains jeunes sont tout aussi engagés dans cette cause “les femmes devraient toujours dénoncer les violences dont elles sont victimes mais j’espère vraiment qu’un jour, elles n’auront plus à le faire” confie Mohamed, 22 ans, étudiant.

Sonia GASSEMI

Pour la Rédaction Digitale de "Liberté" (#RDL)

 


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