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blog / ACTUALITÉS

La “solution politique” en ballottage

Alors qu’Alger s’efforce encore de convaincre que seule la solution politique peut venir à bout de la crise en Libye, Le Caire s’en mêle, poussé par une sorte de “droit de riposte”, en bombardant les positions de Daech dans ce pays. Notre ministre des Affaires étrangères semble avoir bien saisi le risque qu’un tel développement implique sur la viabilité et la faisabilité de la solution diplomatique prônée par Alger. Mieux, il s’appuie sur l'agression terroriste ayant ciblé des ressortissants égyptiens en Libye pour en appeler à “l'intensification des efforts pour encourager les Libyens à s'engager dans le dialogue”. Mais n’est-ce pas déjà trop tard ?
À dire vrai, la possibilité d’une solution négociée en Libye s’éloignait de plus en plus depuis des mois. Au point que Rome, avant même l’entrée en scène de l’aviation égyptienne, en était déjà arrivé à se proposer pour diriger une coalition militaire internationale qui s’engagerait sous l’égide des Nations unies. Cela dit, M. Lamamra sait qu’il reste une carte à jouer pour qu’au final, le dialogue interlibyen s’impose comme seule voie de règlement pacifique de la crise. Et les arguments ne manquent pas pour que pareille option soit définitivement admise et entérinée comme la moins coûteuse par l’ensemble des intervenants. Il s’agit, de prime abord, d’éviter “un nouveau front” qui viendrait s’ajouter à ceux déjà ouverts en Irak où la guerre contre Daech n’est pas près de connaître son épilogue et en Afrique où l’on peine à mettre en place une force multinationale pour faire face à l’inquiétante avancée de Boko Haram, alors même qu’on n’en a pas vraiment fini avec le conflit intermalien. Cela est d’autant plus vrai que la stratégie guerrière de Daech semble axée plus précisément sur la multiplication des foyers de tension.
C’est ainsi que, coup sur coup, et au surplus de l’Irak, des pays comme la Syrie, la Jordanie, le Liban, voire la Turquie, et maintenant l’Égypte ont fait l’objet de provocations directes, le but étant de les amener à se départir de l’idée même d’une solution politique et à s’engager sur le terrain des opérations militaires. On n’en finira pas avec Daech en Irak par la grâce des seuls bombardements américains. La sentence est du diplomate Lakhdar Brahimi. Cela vaut peut-être pour la Libye. Mais, pour l’Irak comme pour la Libye, il n’y a pas de solution politique prête à l’emploi. Pour l’un comme pour l’autre des deux pays, il s’agit de se défaire de l’héritage de dictatures aujourd’hui tombées mais qui, en tombant, ont légué aux peuples tous les ingrédients du chaos.


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