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blog / ACTUALITÉS

L’article de la discorde

L’avant-projet de révision constitutionnelle examiné par le dernier Conseil des ministres ne pouvait être qu’approuvé, à la virgule près, puisqu’il a été proposé, avant l’Exécutif, à un Conseil restreint où ont siégé des ministres régaliens et plus. On ne pouvait donc s’attendre à une quelconque relecture. Le résultat est que la copie comporte certaines incohérences, relevées aussi bien par les médias que par des spécialistes. La logique aurait voulu que des correctifs soient apportés à ce niveau, au lieu de traîner un texte dont on sait déjà qu’il pose des problèmes d’interprétation. C’est le cas pour les articles 51 et 73, le premier éliminant les Algériens jouissant de la double nationalité et le second obligeant tout candidat à la magistrature suprême d’avoir résidé en Algérie, exclusivement et sans discontinuité, pendant les 10 ans qui précédent sa candidature. Ce qui interdit toute ambition politique à ceux qui se trouvent hors du territoire national pour des études, comme représentants officiels de leur pays à l’étranger ou par nécessité professionnelle.
Le recours à une loi organique ultérieure concernant l’accès aux postes supérieurs, comme cela a été annoncé, est encore une incohérence : une disposition constitutionnelle, ça s’applique ou ça s’abroge. Mais ça ne corrige par une loi, celle-ci ne servant qu’à en définir les modalités d’application. Dans un passé récent, la diaspora n’avait pas cessé d’être courtisée et l’on se souvient qu’un portefeuille chargé de la communauté algérienne à l’étranger avait même été créé. En outre, pendant des années, des postes ministériels sensibles comme l’Industrie, les Finances et l’Énergie ont été confiés par le Président à des Algériens ayant résidé plus longtemps à l’étranger qu’en Algérie, voire exclusivement en dehors du pays pendant des décennies.
Alors, comment expliquer ce revirement qui consacre l’exclusion de plusieurs milliers de nos meilleures compétences auxquelles on faisait les yeux doux pour les convaincre à mettre à contribution leur savoir-faire ou leur expertise dans les domaines innovants et de haute technologie ? Cette discrimination sera-t-elle, comme le revendiquent et l’espèrent plusieurs associations d’Algériens établis à l’étranger, abrogée par le Conseil constitutionnel qui sera destinataire de ce projet ? On sait qu’une fois le projet parvenu au Parlement, ce sera trop tard.


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