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Une fois de plus, une manifestation a été interdite hier à Alger, à coups de grands renforts policiers et d’arrestations. Faut-il en faire un événement médiatique ? Sans doute pas. D’autant que l’empêchement d’une marche dans la capitale est loin d’être inédit. Faut-il s’en indigner ? Assurément oui. Car il importe qu’une atteinte à la liberté de manifester, fût-elle la énième du genre, fasse l’objet d’une dénonciation, fût-elle la énième, elle aussi. Mais il serait malvenu de focaliser l’attention sur la répression qui s’est abattue sur les citoyens qui ont tenté de participer à une marche pacifique à Alger car cela reviendrait à ne pas entendre leur message, par ailleurs lancé partout ailleurs en Algérie. Dans toutes les régions du pays, des militants des droits de l’homme, des syndicalistes, des représentants de partis politiques et d’associations, mais surtout des citoyens sans attache particulière ont manifesté hier, à l’appel de l’opposition, pour exprimer leur rejet du projet d’exploitation du gaz de schiste et, par là même, leur soutien aux habitants d’In-Salah, d’une part, et, d’autre part, revendiquer la plénitude de “la souveraineté populaire”, de la “souveraineté nationale” et de “la citoyenneté”, les trois revendications étant à concevoir dans leur indissociabilité. C’est tout un symbole, en ce 24 Février, date anniversaire de la nationalisation des hydrocarbures et de la création de l’UGTA.
À l’Est, à l’Ouest, au Centre et au Sud, les manifestants se sont accordés pour clamer que le dossier du gaz de schiste ne peut être exclusivement l’affaire des habitants d’In-Salah et qu’il s’agit d’une question “nationale”.
Du coup, et au-delà de la “guéguerre arithmétique” que ne manqueront pas d’engager ceux qui voudraient escamoter ou simplement occulter le débat politique qu’appelle la situation présente du pays, c’est encore un nouveau point que vient de marquer l’opposition dans son bras de fer avec le pouvoir qui, lui, continue de faire du surplace, se refusant à toute évolution et se réfugiant, par calcul, dans ses dogmes éculés.
Le débat politique, c’est celui qui doit porter sur les slogans scandés hier dans les différentes contrées de l’Algérie profonde.


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