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blog / ACTUALITÉS

Pollution politique

Des ministres du cabinet Sellal opposés à l’exploitation du gaz de schiste, un projet cher au gouvernement Sellal ! La révélation est de Louisa Hanoune et, assurément, elle vaut le détour. D’évidence, la patronne du PT n’a pas fait cette déclaration pour s’en féliciter mais, bien au contraire, pour s’en offusquer. Car elle est, pour sa part, favorable à l’exploitation de cette ressource, et elle ne s’en cache pas. Contrairement à ce que l’on pourrait attendre d’un parti   “nourri aux valeurs de la gauche”, notamment l’attachement à la préservation de l’environnement, le PT ne voit pas d’inconvénient que le gouvernement ait recours à l’exploitation de cette source d’énergie non conventionnelle.
Pour autant, et à moins que sa “révélation” d’hier ne soit qu’un canular, elle n’aurait certainement pas tort de s’élever contre ces ministres qui, à l’en croire, réussissent le tour de force de siéger au sein d’un gouvernement tout en étant hostiles à l’une des options majeures de ce même gouvernement.
Il est vrai que ce genre d’ambivalence n’est pas nouveau sous le ciel d’Algérie. Il avait même fallu, aux heures de gloire de la coalition gouvernementale des années 1990, inventer le concept de “ministre de l’opposition”. Certains l’avaient adopté sans sourciller et d’autres s’en étaient accommodés “par la force des choses” ! Mais à l’époque, on pouvait encore mettre le “phénomène” sur le compte de la composante transpartisane de l’Exécutif d’alors. Pas maintenant, du moins pas sérieusement.
Le fait est que, depuis, c’est le pire qui est advenu et c’est encore Louisa Hanoune qui nous l’a donné à voir de nouveau, hier. C’est le PT, sa propre formation politique, qui, tout en se présentant comme un parti d’opposition, se fait le défenseur le plus acharné de l’option gaz de schiste. Elle aurait pu comprendre, à ce jeu, que des ministres n’y adhèrent pas.
Cela étant, la sortie de la responsable du parti des travailleurs a incontestablement le mérite de démontrer, une fois de plus, la pollution politique que l’on ne doit pas au gaz de schiste, mais aux manipulations, aux diversions et autres intrigues du Palais et des courtisans.


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