Pourquoi regarder la comédie Netflix, One Day at a Time ?

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One Day at a Time, ou Au fil des jours, est la nouvelle mouture d’une série du même nom, célèbre aux États-Unis et diffusée entre 1975 et 1984. Ressuscitée par Netflix en 2017, elle a été revue et corrigée par Gloria Calderon Kellett et Mike Royce, qui ont fait de petites entorses à l'œuvre d'origine.

Dans la série initiale, une mère divorcée va s’installer avec ses deux filles adolescentes à Indianapolis pour refaire sa vie. Dans le remake, Penelope (Justina Machado) est une infirmière et ex-militaire qui élève seule ses deux enfants ; Elena et Alex, avec l’aide de sa mère d’origine cubaine Lydia (Rita Moreno) et de son voisin, Schneider (Todd Grinnell).

Entre les rires, les sujets pertinents et les émotions fortes, One Day at a Time est une belle réussite, et à l’occasion de son retour pour une saison 2, Popcorn vous explique en 3 points pourquoi cette sitcom vaut le détour !

 
Une véritable série feel-good

One Day at a Time arrive à point nommé, émouvante, toujours drôle, bienveillante et plus que tout, extrêmement chaleureuse, la sitcom de 25 minutes par épisode fait un bien fou et ce, malgré les sujets difficiles abordés.  Ce remake plein de vie, arrive à nous faire rire, nous faire verser une larme et puis, nous faire rire à nouveau.                                                                                                                                                                                                                           Pratiquement tous les épisodes parviennent à délivrer l’humour à bonnes doses sans sacrifier les moments touchants. Plus on avance, plus les rires sont nombreux et les émotions sont fortes.  

De vrais sujets de société

Aux premiers abords, One Day at a Time ressemble à n’importe quelle autre sitcom old school car elle reprend tous les codes connus de la sitcom traditionnelle et pourtant, cette comédie ne ressemble à aucune autre. One Day at a Time se démarque grâce à son propos, et se distingue par son écriture qui allie comédie et véritables sujets de société actuels. Ce retour en arrière, l’est dans le bon sens donc ; dans un genre traditionnel, mais socialement engagé et militant. On y parle d’intégration raciale, d’immigration, de sexisme, de divorce, de racisme, de stress post-traumatique. La dépression, la vieillesse ou la religion sont aussi des invités surprises, sans ostentation et toujours avec subtilité et  positivisme.

Elle célèbre la famille et la femme

Dans  One Day at a Time, on célèbre la famille dans sa diversité et unicité. Avec trois générations de femmes sous un même toit, les perspectives se heurtent, mais le fossé générationnel est très bien représenté, sans parti pris, grâce à une écriture fine et des dialogues extrêmement intelligents.

La famille Alvarez est portée par Penelope, qui malgré l’absence de son mari, un travail compliqué et une blessure de guerre, est l’incarnation de la joie de vivre ; Lupe est non seulement solaire et drôle, mais aussi touchante et forte. A ses côtés Lydia, une grand-mère au caractère bien trempé aussi. Lydia a dû fuir le régime cubain adolescente en laissant une partie de sa famille sur place et s’intégrer dans un pays dont elle ne connaissait même pas la langue. Lydia est une femme libérée et qui s’assume.

L’autre personnage féminin qui brise les codes est Elena, l’adolescente engagée et forte qui est très sensible aux questions sur les théories du genre et le féminisme, est en constante opposition avec sa grand-mère sur ces sujets.

Loin d’être le cliché de la sitcom avec la petite morale à la fin, One Day at a Time s’interroge avec beaucoup de sensibilité sur des sujets difficiles, sans complaisance, avec un ton extrêmement juste, et un jeu d’acteurs excellent, pour des personnages subtils et loin des stéréotypes.

Alors si vous avez une après-midi de libre, qu’il fasse froid, qu’il pleuve ou même qu’il fasse beau ; binge watchez One Day at a Time!

Nina SAHRAOUI

Blogueuse à la Rédaction Digitale de "Liberté" (#RDL)

"Atteinte de sériephilie aigüe, et d’une ambition, assez inquiétante pour mon temps de sommeil et ma vue, de vouloir sans cesse renouveler les frontières de ma curiosité télévisuelle, en m’engloutissant des séries de façon boulimique."