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blog / ACTUALITÉS

Qu’allez-vous faire, Messieurs ?

Deux jours après des déclarations officielles qui laissaient entendre que le gouvernement s’était, enfin, éveillé à une situation économique et financière pour le moins précaire, d’autres voix, non moins officielles, se font entendre pour reproduire ce bon vieux discours fait d’assurances, de gages, voire d’engagements. L’on apprend ainsi du ministre du Commerce que le système des subventions sera maintenu et du secrétaire général de la Centrale syndicale que l’abrogation de l’article 87-bis est irrévocable. Il n’est sans doute pas nécessaire, encore moins suffisant de supprimer le soutien de l’État aux prix des produits de base et de maintenir en vigueur l’article 87-bis, pour espérer amortir le choc que provoquera sous peu la baisse de nos recettes en devises consécutivement à la dégringolade actuelle des cours du brut. Cela reviendrait d’ailleurs à biaiser le débat et à occulter le cœur du problème que de focaliser l’attention sur ces deux dossiers qui ne représentent, tout compte fait, qu’une goutte dans l’océan des mesures à prendre et des réformes qui restent à entreprendre. Il est vrai, toutefois, que le système des subventions mériterait d’être revu et corrigé de sorte à orienter l’aide de l’État vers ceux qui en ont le plus besoin.
Il reste qu’à présent le discours lénifiant ne suffit plus. Il est impératif que le gouvernement et ceux qui s’expriment en son nom fassent l’effort de dire à l’opinion ce qu’il compte faire et non de citer les mesures impopulaires qu’il ne prendra pas. Ainsi, le ministre du Commerce aurait dû livrer ses intentions — tout au moins celles du gouvernement — quant aux actions envisagées pour réduire la facture des importations qui, à elles seules, coûtent au pays, grosso modo, l’équivalent des recettes de ses exportations de gaz et de pétrole.
Avec un baril oscillant entre 90 et 100 dollars, précisons-le. Quant au secrétaire général de la Centrale syndicale, on peut comprendre qu’il s’accroche à “l’acquis” qu’est la suppression du 87-bis. Mais sa contribution au débat aurait été plus utile si elle portait sur la fronde sociale actuelle et les réponses que préconiserait d’y apporter l’UGTA, alors même que les travailleurs restent, naturellement et comme partout ailleurs en temps de crise, la frange la plus exposée à des mesures d’austérité qui — trêve de discours au bémol — risquent de s’avérer incontournables.
Ni M. Benyounès ni M. Sidi-Saïd n’ont apporté d’éléments de réponses, chacun en ce qui le concerne, aux graves questions de l’heure. Cela aussi, on peut le comprendre : nos gouvernants et assimilés n’aiment pas annoncer de mauvaises nouvelles. Et pour cause, ils en sont souvent à l’origine.


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