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blog / ACTUALITÉS

Quand Soltani monte au front…

Il ne faisait pas un mystère de son opposition à la ligne politique qui est celle du MSP depuis qu’il en a quitté la présidence, mais Abou Djerra Soltani semble désormais se préparer à lancer une offensive franche et directe pour reprendre les leviers de commande du parti et se réapproprier la décision au sein de son conseil consultatif.
Son ambition, à présent, consiste à dégommer l’actuel n°1 du MSP, Abderrezak Makri, coupable, à ses yeux, d’avoir imprimé au parti une ligne d’“opposition gratuite” au pouvoir. Une accusation que Soltani justifie par la participation du Mouvement à la Coordination nationale pour les libertés et la transition démocratique (CNLTD).
Le propos, ici, n’est pas d’expliquer ce positionnement personnel de Soltani qui, au demeurant, n’a rien de nouveau, tant l’homme a toujours mis le parti au service du pouvoir en place, notamment dans le cadre de la défunte Alliance présidentielle qu’il formait avec le FLN et le RND.
La question est de savoir d’où cet ex-chef du parti pourrait-il tenir cette incroyable assurance de pouvoir évincer son successeur et cette certitude, non moins déconcertante, de revenir au trône. Car, à l’entendre, il lui suffirait de passer à l’action et la messe serait dite. Si le majlis echoura lui était à ce point acquis, on l’aurait sans doute su. Et même compris.
Or, l’on est loin de ce cas de figure, l’adhésion du MSP à la CNLTD n’ayant suscité à ce jour aucune levée de boucliers déclarée au sein du parti.
Si Soltani monte ainsi au front et s’autorise à déclarer ouvertement porter un tel projet, et connaissant les mœurs politiques du pouvoir et les relations que l’homme entretient avec lui, il y a fort à parier qu’il est surtout investi d’une mission, celle qui consisterait à “ramener le MSP au bercail”. À moins qu’il s’agisse plutôt de créer les conditions de son implosion ou, tout au moins, de le plonger dans une crise qui annihilerait ses moyens d’action et, du coup, la portée politique et symbolique de son adhésion à la CNLTD.
Un “mouvement de redressement” du MSP serait-il donc dans l’agenda du pouvoir ? Une chose est sûre : ce ne sont pas les motivations qui manquent au pouvoir pour entreprendre pareille tentative. Pas plus qu’elles manqueraient à un Soltani dont on sait que le nom est cité dans quelques scandales.


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