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blog / ACTUALITÉS

Solution politique : comment ?

Après avoir été sérieusement mise à mal des suites des frappes égyptiennes contre Daech en Libye, l’idée d’“une solution politique” à la crise qui mine ce pays semble s’imposer de nouveau comme seule voie de sortie du tunnel. Portée à bras-le-corps par Alger qui ne voudrait pas d’un autre conflit armé à ses frontières, elle est autant défendue par les capitales occidentales, qui ne souhaitent vraisemblablement pas ouvrir un nouveau front avec Daech, alors même que cette organisation terroriste œuvre, manifestement, par stratégie, à une multiplication des foyers de tension.
“La solution politique” a donc la cote et même l’Égypte, qui s’est sentie, par principe, en devoir de réagir militairement à la décapitation de 21 de ses citoyens coptes, paraît se ranger à cette idée, même si elle reste convaincue que Daech doit être aussi combattu sur le terrain.
Va alors pour la solution politique, puisqu’un consensus semble se dessiner, peu à peu, autour de cette proposition. Du moins, en dehors de la
Libye. Il n’en reste pas moins que la communauté internationale n’est pas au bout de ses peines. Car une solution politique suppose des belligérants prêts à s’asseoir autour d’une table, une médiation forte et crédible et une situation sécuritaire relativement apaisée ou, tout au moins, en voie d’apaisement. C’est peut-être le cas au Mali, mais sûrement pas en Libye : les protagonistes de la crise, en dépit des professions de foi des uns et des autres, ne montrent aucun empressement à engager des négociations sérieuses, tandis que de grandes incertitudes planent sur la capacité d’Alger à parrainer “un dialogue inclusif” en Libye car, comme souligné par un diplomate dans nos colonnes, il y a moins d’une semaine, le soutien de l’Algérie à Kadhafi de son vivant est de nature à susciter des méfiances, des réticences, voire des oppositions franches à une médiation algérienne. Même l’Égypte, autre “voisin de poids” de la Libye, ne peut plus jouer ce rôle après ses frappes aériennes contre Daech, qui en ont fait presque un protagoniste du conflit.
Alors, “solution politique”, oui… mais comment ? C’est à cette question
complexe que doivent répondre Alger et ceux qui, dans la région ou en Occident, croient fermement à un règlement pacifique et ordonné de la crise libyenne.


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