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Un non-lieu politique

Si Chakib Khellil n’a rien à se reprocher, preuve qu’il est revenu dans son pays (pour la troisième fois) par la grande porte, c’est que la justice a tort.
Mais des questions : pourquoi avoir attendu près de trois ans pour renouer avec le pays ? Est-ce parce que le service à l’origine de l’enquête, à savoir le DRS, a changé de main et a été placé sous la hiérarchie d’un ministère ?
Pourtant, c’est lors d’une conférence de presse publique tenue le 12 août 2013 qu’un procureur général près la cour d’Alger a évoqué l’implication du ministre dans un scandale de ce qui est appelé communément : affaire Sonatrach 2. Les images de la télévision nationale en sont une preuve. Le procureur est renvoyé chez lui et le juge d’instruction muté dans une autre juridiction.
Avant-hier, l’ancien ministre de l’Énergie et patron de Sonatrach a pu s’offrir, le temps d’une émission, le loisir d’étaler son itinéraire d’homme intègre et attaché au pays. Sans tomber dans la victimisation et loin d’être virulent contre ses détracteurs, il s’est contenté d’appeler à oublier le passé et de voir l’avenir du pays en difficulté financière. Ni accusateur ni victime, l’invité d’Ennahar se répétait à vouloir servir le pays.
Mais la question est la suivante : y a-t-il eu une plainte contre l’ancien ministre ? Si oui, pourquoi n’a-t-il pas été entendu dès son arrivée à l’aéroport d’Oran où il a été accueilli par le wali, lui-même. Une affaire judiciaire doit suivre son cours et aboutir à une inculpation ou à un non-lieu. Même si la procédure enclenchée par la cour qui s’est saisie de l’affaire semble, selon les juristes,  incompatible avec le rang de la personne impliquée. Un ministre doit voir son affaire prise en charge par la Cour suprême. Mais au-delà de la procédure, il y a les faits qui corroborent ceux de la justice italienne qui s’est, elle aussi, saisie de l’affaire.
Cette absolution judiciaire doit-elle être comprise comme un non-lieu ? Un non-lieu politique  qui ne serait que le résultat d’un affrontement entre les clans du pouvoir ? Par ailleurs, la rue piaffe d’impatience et attend des éclaircissements du département de la Justice. Sinon, pourquoi enclencher le procès Sonatrach 2 ?


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