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D'une seconde indépendance à la principale dépendance

©D.R.

Encore un 24 février dans l’histoire de notre Algérie. Pas n’importe lequel, mais un nouvel anniversaire de la nationalisation de ses hydrocarbures. En tenant compte de la politique économique actuelle du pays et de la courbe des prix du baril de pétrole, cet anniversaire est, du moins, particulier. Acte décisif dans l’histoire du développement économique de l’Algérie, ce qui semblait être une seconde indépendance est également devenue, au fil des années, sa principale dépendance.

Bien que la nationalisation des hydrocarbures n’ait vu le jour qu’en 1997, l’histoire de l’industrie gazière et pétrolière remonte a bien plus loin. Plus précisément en 1877 avec les toutes premières explorations dans la région d’Ain Zeft, suivi par la découverte de plusieurs gisements. Notamment celui de Hassi Messaoud découvert en 1956 et qui représente le plus grand gisement de pétrole du continent africain, ou encore son équivalent en gaz naturel, le gisement de Hassi R’mel découvert durant la même année.

Après l’indépendance, cherchant à acquérir sa souveraineté totale, l’Algérie s’engagea dans la nationalisation de ses ressources naturelles. Ayant été inspiré par les précédents succès de pays partageant son engagement, le Mexique en 1938, ou encore l’Iran plus récemment en 1951, L’Algérie acquit le libre exercice de disposer de ses richesses naturelles. Cet acte nationaliste, déclaré par le défunt président de la république Houari Boumediene, consistait à récupérer 51% des intérêts français dans la production du pétrole brut, la totalité ressources en gaz naturelles et tous les moyens de transports indispensables à leur commercialisation.

Cette nationalisation des hydrocarbures a donné un coup de fouet à l’industrie pétrolières malgré un début assez modeste, ceci à cause de la tentative d’embargo des multinationales françaises vouée à l’échec. Cet effet s’est traduit principalement par la croissance remarquable qu’a connue Sonatrach. Au début, simple compagnie créée par un groupe de jeunes ingénieurs algériens, l’objectif de Sonatrach était d’exploiter et de commercialiser les très convoités ressources fossiles du Sahara algérien. Peu après le 24 février 1971, Sonatrach est devenue, sur le plan de production, de chiffres d’affaires et de bénéfices, de loin la compagnie Algérienne la plus importante, tous secteurs confondus. La firme aurait alimenté les caisses de l’état algérien d’un montant avoisinant les 1.000 milliards de dollars, elle aurait permis également d’importantes réserves de change. Ceci reflète une grande dépendance de ces ressources fossiles, une dépendance qui se traduit par les échecs successifs des différentes réformes économiques qui ont vu le jour sous les différents gouvernements algériens, ce qui a fortement fragilisé l’économie, la rendant dépendante d’une seule ressource : le pétrole.

De plus, d’autres évènements sont venus très récemment aggraver la situation. La consommation en électricité qui augmente sans cesse contraint une plus grande consommation de gaz naturelle dans nos centrales électriques, et donc à produire toujours plus et à être chaque jour un peu plus dépendant de cette ressource limitée, et de s’éloigner encore plus des nouvelles ressources renouvelables. L’autre événement est la révolution du gaz de schiste aux États-Unis et le retour en force de l’Iran, qui a obligé Sonatrach à revoir à la baisse ses prix pour demeurer concurrentiel sur le marché.

Il est donc urgent de penser à un nouveau 24 février, un 24 février différent des précédents, celui qui nous désenchainerait de ces hydrocarbures, et qui ferait tourner l’Algérie vers une économie plus sûr, plus stable et plus propre.

Zakaria Mehdi MOHGUENE

(CAP(ENP)/Rédaction Numérique de "Liberté")

A 22 ans, Zakaria Mehdi carbure sans modération avec de la ténacité de la motivation et une bonne dose de détermination quotidiennement.

 

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