Scroll To Top
FLASH
  • L'intégralité du contenu (articles) de la version papier de "Liberté" est disponible sur le site le jour même de l'édition, à partir de midi (GMT+1)
  • Pour toute information (ou demande) concernant la version papier de "Liberté" écrire à : info@liberte-algerie.com
  • Pour toute information (ou demande) concernant la version digitale de "Liberté" écrire à: redactiondigitale@liberte-algerie.com

L’ALGÉRIE PROFONDE / Centre

L’Agriculture à BOUMERDÈS

110 milliards de dinars de plus-value générés

Siège de la Direction des services agricoles de la wilaya de Boumerdès. ©D. R.

Au vu de la diversification de l’activité et l’intensification de la production, il y a une rentabilisation maximale des superficies agricoles, a-t-on estimé.

Le secteur de l’agriculture produit une plus-value de 110 milliards de dinars annuellement, il reste la locomotive du développement avec 45 000 intervenants et première source de richesse.  Aux portes de la capitale et le prolongement naturel de la Mitidja par le sud, la wilaya à une vocation agricole par excellence, malgré une surface agricole utile (SAU) moyenne estimée, selon la Direction des services agricoles (DSA), à 64 600 ha sur une superficie globale de 145 616 ha, mais au vu de l’importance et la diversification de l’activité et l’intensification de la production, il y a une rentabilisation maximale des superficies agricoles, estime Mme Belokbi, directrice des services agricoles, et le développement de l’agriculture ne passera donc que par une meilleure exploitation des terres arables disponibles pour augmenter les rendements. “Le défi est de produire plus, toutes filières confondues sur les mêmes superficies”, conclut-elle. Dans les différentes filières végétales, la pomme de terre étant une culture stratégique, occupe une superficie moyenne de  2600 ha mais dégage une productivité intéressante et participe au programme de semences locales, assurant une disponibilité du produit. “Les patatiers” locaux activent dans la production de “l’arrière-saison’’ et dans “la primeur”.
Cette dernière permet une régulation naturelle durant les périodes de soudures donc une productivité tout le long de l’année. Par ailleurs, les maraîchages avec un support productif de 19 000 ha, produit un volume  avoisinant les 5 millions de quintaux, permettant l’approvisionnement de certaines wilayas du Centre, en termes de culture végétale, la viticulture a connu un essor très important, avec une prévalu considérable, mais il faudrait réglementer l’investissement pour éviter une extension exagérée au détriment des cultures stratégiques, la viticulture, c’est un potentiel de 11 000 ha avec production de 2,4 millions de quintaux/an, dans l’attente des superficies qui ne sont pas encore entrées en production, ce qui augmentera davantage la production grâce notamment aux nouvelles techniques acquises par les investisseurs de la filière dont le rendement avoisine les 700 q à l’hectare. Autre filière en pleine expansion, la filière agrumes qui a failli disparaître est actuellement en plein essor, avec plus de 1 000 agriculteurs, elle renaît au niveau du plateau allant de Hammadi, Khemis El-Khechna à Boudouaou s’étalant jusqu'à Corso, à l’est, et autour du périmètre de l’oued Sebaou, à l’ouest. Le retour vers cette filière a été facilité grâce aux nouvelles plantations en intensif sur une superficie de 2300 ha, donnant une production de 450 000 q. Cette production en hausse laisse présager un investissement dans l’industrie de transformation car pas moins de13 variétés d’agrumes sont produites. En filière animale, l’aviculture est très importante, des pôles avicoles qui ont émergé à Taourga, Baghlia ou Corso, dans la ponte ou le poulet de chair, avec une production de 320 000 q, mais la filière fait face au phénomène de l’informel qui risque, selon les professionnels, de discréditer la profession, le lait, enregistre une collecte de 47 millions de litres, elle est en deçà de nos objectifs, il n’y a pas d’élevages, deux cents exploitations avec plus de dix vaches, le reste plus de 300 éleveurs dont le nombre de cheptel varie entre 6 et 8 vaches, car il n’y a pas localement une spécialisation dans l’élevage, mais la filière est confronté à l’existence de deux laiteries, et pour permettre la viabilité de ces laiteries, il faut développer le créneau collecte et permettre une stabilité d’approvisionnement permanent grâce au soutien des pouvoirs publics, à travers les primes de production et de collecte. Le secteur de l’agriculture n’est pas seulement, la semence, ou encore la production dans les différentes filières, c’est aussi l’accompagnement et l’encadrement des opérateurs et des producteurs à travers les élections des conseils interprofessionnels des filières agricoles, aviculture, lait, viticulture, maraîchage, arboriculture, et légumineuse alimentaire, c’est à quoi s’attelle, depuis une semaine, la direction des services agricoles, en collaboration avec la Chambre d’agriculture pour une meilleure représentativité de chaque filière avec les représentants des agriculteurs, opérateurs et les professionnels. L’opération élective, selon Mme Belokbi, a pour objectif de revitaliser les Conseils professionnels en les élargissant à l’ensemble des filières, précisant que “le Conseil interprofessionnel qui comprend des opérateurs économiques et des institutions publiques a pour principal rôle de constituer un espace d’échange et d’accompagnement de la filière afin d’assurer son développement et sa restructuration”. Désormais, toutes les filières agricoles, notamment celles revêtant un caractère stratégique, seront dotées de conseils interprofessionnels. Autre accompagnement, la sensibilisation sur le désherbage au profit des céréaliculteurs afin d’améliorer leur rendement est de donner aux agriculteurs une série de conseils à suivre pour être à l’abri des risques que pourraient engendrer ces herbicides sur la santé.

Wahab M.


Publier votre réaction

Nos articles sont ouverts aux commentaires. Chaque abonné peut y participer dans tous nos contenus et dans l'espace réservé. Nous précisons à nos lecteurs que nous modérons les commentaires pour éviter certains abus et dérives et que nous pouvons être amenés à bloquer les comptes qui contreviendraient de façon récurrente à notre charte d'utilisation.

RÉAGIR AVEC MON COMPTE

Identifiant
Mot de passe
Mot de passe oublié ? VALIDER