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L’Algérie profonde / Centre

Sites chalets à ThÉnia (Boumerdès)

36 familles vivent dans le dénuement total

Les familles vivent au milieu des chalets démolis, privées de tout. © N. Ouhib / Liberté

Elles n’ont pas figuré sur la liste des bénéficiaires de l’opération de relogement pour différents motifs.

Parmi les 500 familles qui habitaient dans les quatre sites de chalets dans la commune de Thénia (wilaya de Boumerdès), elles ne sont plus que 36 dans ces habitations précaires et mènent un quotidien des plus pénibles, sans eau ni électricité. Après le relogement de la plupart des habitants, le 17 octobre dernier, dans la nouvelle cité El-Louz, 36 familles n’ont pas figuré sur la liste des bénéficiaires pour différents motifs.
En attendant que leurs dossiers soient traités une autre fois, elles continuent d’occuper leurs chalets respectifs au milieu des débris des chalets démolis et privées des moindres nécessités, dans un paysage semblable à celui d’une ville dévastée. À la cité Bourennane 1, qui abritait, il n’y a pas longtemps une centaine de familles, 8 familles attendent impatiemment d’être relogées à leur tour. “On ne m’a pas intégré dans la liste de ceux qui ont été relogés, à cause d’une erreur administrative dans mes papiers, donc je dois rectifier cette erreur avant de pouvoir déménager.
Mais je ne comprends pas pourquoi ils nous privent d’eau. Après l’opération de relogement d’octobre dernier, ils ont coupé l’électricité et l’eau, mais après nous être déplacés à Sonelgaz, ils ont rétabli le courant pour certains d’entre nous, mais l’ADE persiste à nous priver d’eau”, nous confiera un père de famille, avant d’ajouter : “Mes filles ont été contaminées par une bactérie venant de la réserve d’eau que j’ai à la maison. Du coup, je suis contraint à m’alimenter quotidiennement, depuis la cité à côté, avec des bidons. Une eau à laquelle je dois ajouter de l’eau de Javel.
Quant à ma voisine, qui est une veuve qui vit seule, elle doit chaque fois faire appel à quelqu’un de ses proches pour qu’il vienne l’alimenter en eau. Deux autres voisins n’ont même pas d’électricité.” Si les familles en question entretiennent toujours l’espoir d’être relogées, c’est parce qu’elles font tout pour lever les réserves qui pèsent sur leur dossier. Elles espèrent ainsi partir de là bientôt, en bénéficiant des 270 logements sociaux qui n’ont pas encore été attribués. La plupart des réserves émises par la commission chargée de traiter les dossiers de logement concernent les personnes ayant bénéficié par le passé d’aides octroyées par l’État aux sinistrés du tremblement de terre. Dans ce cas, le bénéficiaire doit rembourser le montant de l’aide qui lui a été accordée pour pouvoir bénéficier d’un logement social. D’autres dossiers ont été ajournés en raison du décès du bénéficiaire initial du chalet, ce qui amène ses héritiers à désigner un membre parmi eux à qui sera attribué le logement. Une procédure qui prend beaucoup de temps. À noter que d’autres familles vivent dans des conditions similaires dans les sites qui abritaient des chalets à Bordj Menaiel, les Issers, Zemmouri et Naciria.
N. OUHIB

 



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