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L’Algérie profonde / Centre

Médéa

Chasse aux camions-citernes et à l’irrigation avec des eaux usées

© D. R.

L'exigence d'une autorisation pour l'exercice de l'activité de distribution d'eau pour les camions-citernes va-t-elle mettre fin au ballet de ces véhicules qu'on voit devant les points d'eau et les forages d'où ils s'approvisionnent pour vendre le contenu de leurs citernes à des prix variant de  200 DA à 1500 DA. C'est n'est d'ailleurs un secret pour personne que les propriétaires de ces camions-citernes exercent illégalement, sans autorisation délivrée par l’administration, a déclaré la directrice des ressources en eau. Pour cette dernière, l'administration se réservera désormais le droit de faire appliquer la réglementation en vigueur en matière d’autorisation préalable pour l’exercice de l’activité de distribution d’eau potable aux propriétaires des camions-citernes. Pour ce faire, les services concernés de la Direction des ressources en eau vont mettre les moyens nécessaires pour régler le problème relatif à l’identification de la source d’approvisionnement et à la potabilité de l’eau distribuée par les camions-citernes.
Dans ce but, des dispositions vont être mises en œuvre afin de contrôler les sources, les fontaines publiques et les puits utilisés par la population pour s’assurer de la qualité et de la potabilité de leur eau, a-t-il été annoncé à l’occasion de la réunion consacrée aux maladies à transmission hydrique (MTH) tenue, samedi, au siège de la wilaya, sous la présidence du wali, Mohamed Bouchema. Pour sa part, le directeur de la santé et de la population insistera au cours de son intervention sur l’intensification de la surveillance des points d’eau qui sont souvent des sources d’épidémie grave, citant à ce propos l’épidémie de typhoïde qui a sévi il y a quelques années à Ouzera (10 km à l’est du chef-lieu).
D’autre part, un recensement des agriculteurs soupçonnés d’utiliser les eaux usées a été réalisé par la direction des services agricoles, en ayant déjà mis fin à l’irrigation du périmètre agricole à partir des eaux polluées du barrage Ladrat de Sidi Naamane où des superficies maraichères ont été détruites et le matériel de pompage des eaux saisi. Dans le même sillage, des contrôles toucheront également les superficies agricoles situées à proximité des oueds ou même des puits proches des oueds qui pourraient être contaminées et dont les eaux sont utilisées dans l’irrigation des crudités. Il s’agira surtout de parvenir à éradiquer toutes les sources de risque de contamination de l’eau destinée à l’alimentation des populations, d’abandonner les vieux réseaux qui seraient sources de cross-connexion et de contamination des eaux desservies à travers les réseaux de distribution en certains endroits. Pour cela, il est préconisé d’abandonner les anciens réseaux de distribution sur lesquels des habitations ont été construites ou placés dans des caves et de réaliser de nouveaux réseaux qui satisfont aux nouvelles exigences et aux règles de voirie et d’urbanisme.


M. EL BEY 


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