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L’Algérie profonde / Centre

Cité des 1100-logements à Bouira

La précarité comme mode de vie

© D. R.

L’éradication de l’habitat précaire à l’échelle de la wilaya de Bouira reste une promesse sans lendemain des responsables locaux. Des familles entières s’entassent dans de minuscules baraques de fortune ou d’infortune, c’est selon… 

Dans la commune de Bouira, plus précisément au quartier des 1100-Logements, une cinquantaine de familles “vivotent” dans des conditions extrêmes. Ahmed, l’un des habitants de ces taudis, nous guidera dans les dédales de sa maison.

Tout n’est que vétusté et insalubrité dans ce deux-pièces “reconverti” en trois pièces, après avoir “séparé” une chambre en deux en bâtissant un mur. Ahmed, père de quatre enfants, dont deux en bas âge, affirme avoir interpellé les autorités concernées à de multiples reprises, en vain.

“J’ai demandé audience au wali et au chef de la daïra de Bouira plus d’une vingtaine de fois, mais aucune suite n’a été donnée à mes sollicitations”, a-t-il regretté. Et d’ajouter : “Nous sommes des citoyens qui ne réclament que leur droit au logement. Un droit qui est, à ma connaissance, garanti par la Constitution. De ce fait, nous avons préféré laisser de côté les marches et autres manifestations afin d’entamer un dialogue serein et apaisé avec les autorités.” 

D’autres citoyens, qui vivent ou plutôt survivent dans des conditions de misère absolue, lancent un cri de détresse : “Nous cohabitons avec des rats, des serpents, des moustiques et autres bestioles. C’est cela notre quotidien.”

Nos interlocuteurs affirment également que leurs logements sont quasiment achevés, et conformément aux directives du gouvernement, à partir d’un taux précis d’achèvement des travaux, les souscripteurs peuvent recevoir leurs affectations.

D’après ces citoyens, la confiance entre eux et les responsables, notamment le chef de la daïra de Bouira, a été “rompue” depuis l’attribution des 400 logements sociaux effectuée en août 2016, puisque selon eux, nombre de ces logements sont loués par leurs propriétaires qui posséderaient d’autres biens immobiliers. À ce sujet, une enquête est réclamée par ces citoyens qui se considèrent abandonnés.
 

RAMDANE BOURAHLA


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