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L’Algérie profonde / Centre

Draâ El-Mizan

La réalisation d’un pénitencier remise aux calendes grecques

© D.R.

Si, à son lancement en 2012, tout le monde croyait qu’il y avait une bonne volonté chez les pouvoirs publics de réaliser à Draâ El-Mizan une maison d’arrêt aux normes internationales inscrite pour la région par le ministère de la Justice dans le cadre de la carte nationale des établissements pénitenciers, finalement, ce chantier a atteint à peine 25% de taux d’avancement à ses débuts, mais il a été malheureusement abandonné après la résiliation du marché avec l’entreprise espagnole Eurocasa,  pour non-respect des engagements et des délais contractuels, en novembre 2015. Plus de deux ans après, alors que des sources proches de ce dossier ont récemment annoncé que le projet allait être relancé, il n’en fut rien, et le chantier est pratiquement à l’abandon. D’ailleurs, en février dernier, le chantier a été pratiquement dénudé, puisqu’il ne reste pratiquement rien sur place, à l’exception des fondations à peine sorties de terre, et les riverains tout comme les usagers du CW4 menant de Draâ El-Mizan à Frikat sont offusqués par ce chantier déserté par l’entreprise espagnole. “Nous craignons que ce chantier devienne un lieu de débauche pour les laissés-pour-compte et les délinquants”, dira un habitant résidant dans un hameau situé à quelques centaines de mètres du site. Il faut souligner au passage l'importance que revêt un tel projet, du fait qu’il soulagera la population carcérale qui souffre de la promiscuité dans la maison d’arrêt du centre-ville datant de l’époque coloniale. Ensuite, il faut dire que si ce projet était mené à terme, il donnerait de l’emploi à des centaines de jeunes d’une part, et d’autre part, il boostera l’économie locale. “C’est quand même important comme établissement. Avec trois cents détenus qui viendraient d’autres régions de Kabylie et même en dehors de notre wilaya, ce sera une opportunité pour les commerçants, transporteurs et autres artisans de tirer profit d’un tel établissement pénitentiaire”, constate un commerçant de la cité de l’Indépendance, sise sur la route menant vers ce chantier. Pourtant, du côté des responsables du secteur des équipements publics, le projet ne tardera pas à être relancé. Si c’est le cas, ce sera une aubaine pour les nombreux travailleurs mis au chômage par l’entreprise Eurocasa qui, il faut le souligner, employait plus de trois cents ouvriers sur ce site.


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