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L’Algérie profonde / Centre

Lutte contre l’informel à la braderie de Tafsit

L’APC de Tamanrasset passe à l’action

Marché informel de la cité Tafsit. © Kareche/ Liberté

Une vaste opération d’assainissement a été enclenchée, avant-hier jeudi, afin d’éradiquer les échoppes de fortune érigées anarchiquement.

Suite aux doléances multiples des commerçants de la grande braderie de la cité Tafsit où sont recensés près de 120 magasins informels, dont une partie est occupée par des migrants subsahariens, l’APC de Tamanrasset passe enfin à l’action. Une vaste opération d’assainissement a été enclenchée, jeudi, afin d’éradiquer les échoppes de fortune érigées anarchiquement le long des accès et allées initialement réservées aux interventions de secours et aux évacuations d'urgence, mais aussi sur les espaces destinées aux aires de jeux et de détente.

L’opération, qui s’est déroulée en présence du P/APC, Cheikh Badi, et d’un important dispositif de sécurité, a touché dans sa première étape 55 magasins, dont les propriétaires ont pourtant bénéficié d’espaces commerciaux au sein même de ce marché, a-t-on appris du directeur de l’entreprise chargée de la gestion de cette infrastructure commerciale, Mohammed Keddi qui décrète la fermeture de la braderie jusqu’à l’éradication totale des commerces informels. Selon le même responsable, cette opération intervient pour mettre fin à l’anarchie qui règne dans ce marché constitué de 720 magasins, toutes activités confondues, mais aussi pour parvenir à régulariser et à réorganiser les locataires, dont seulement 55 sont actuellement inscrits au registre du commerce.

“Les espaces libérés doivent être exploités conformément au plan de ce marché où sont prévues des places publiques et une aire d’attraction foraine”, a indiqué M. Keddi en revenant avec force détails sur le fâcheux incident qui s'était récemment produit entre lui et le SG de la wilaya qu’il avait sollicité pour remettre de l’ordre dans le  grand marché  de Tafsit en réquisitionnant les forces de l’ordre. “Au lieu de saluer l’initiative prise par peur d’assister à la reproduction du scénario de l’Assihar qui est, rappelons-le, réduit en amas de cendres suite à un incendie ravageur causé par un simple court-circuit, il (le SG, ndlr) nous a chassés de son bureau en proférant des propos indignes d’un haut responsable de la wilaya”, regrette-t-il.

Pour mémoire, la braderie de Tafsit a été déjà fermée, en décembre 2018, pour les mêmes raisons. Une commission d’enquête a été diligentée par les services de la wilaya pour conclure à un compromis avec les locataires qui cumulaient  alors 15 mois de loyer impayés et une ardoise de plus de 800 millions de centimes auprès de la direction locale de distribution de gaz et d’électricité. Le premier constat de la commission aura permis de relever 450 magasins appartenant à des migrants de l'Afrique noire et 250 tables anarchiques. 
 

RABAH KARECHE

 


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