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L’Algérie profonde / Centre

Établissement Public Hospitalier D’IN SALAH

Le calvaire des insuffisants rénaux

Faute de moyens, les malades dans la tourmente. © DR.

Les récurrentes pannes des générateurs du centre d’hémodialyse et l’absence de prise en charge des malades au laboratoire d’analyses médicales interpellent de nouveau les autorités compétentes.

Un véritable SOS vient d’être lancé par l'association Ibn Sina des insuffisants rénaux dialysés de la commune d'In Salah qui dépeint un tableau peu reluisant des souffrances quotidiennes de cette frange de malades. Selon le président de ladite association, Djamel Addoune, “les insuffisants rénaux sont mal pris en charge à l’EPH d’In Salah qui manque terriblement de moyens, laissant le malade mourir à petit feu. Les responsables auront sur leur conscience toutes les victimes de négligence constatées dans ce semblant d’hôpital qui ne dispose même pas d’un laboratoire d’analyses médicales, ce qui a contraint les malades dialysés à se rabattre sur les laboratoires privés locaux ou, au pire, se déplacer vers d’autres wilayas pour des prélèvements ordinaires”. Plus encore, l'absence de médecins spécialistes en néphrologie et d'un technicien des générateurs a fait boire aux malades le calice jusqu’à la lie, peste notre interlocuteur en faisant part des rapports accablants adressés depuis août dernier à toutes les autorités locales. “Malheureusement, c’était comme une lettre à la poste. Aucune suite n’a été donnée aux doléances des malades, dont le nombre avoisine les 40. Depuis deux ans, le centre de dialyse fonctionne avec un médecin généraliste. Inconcevable !”, fulmine le président de l’association qui en a, visiblement, marre des fausses promesses du directeur de l’EPH et des vantardises des responsables de cette wilaya déléguée. Contestant la dernière décision relative à la réaffectation de l’unique psychologue du centre de dialyse dans un autre service, Djamel Addoune a dénoncé “l’amateurisme de la direction de l’hôpital et l’absence d’un personnel spécialisé pour accompagner et évaluer les craintes des nouveaux malades admis en services néphrologie et hémodialyse”. Au demeurant, nous avons à notre tour essayé de contacter la direction de l’EPH pour avoir de plus amples informations sur ce dossier, mais aucun responsable n’était disposé à répondre à nos appels.

 



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