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L’Algérie profonde / Centre

Pavage des espaces verts à Médéa

Le CLOA déplore l’inopportunité de cette opération

© D.R.

Le pavage des espaces verts le long des bordures séparant les 2 voies du boulevard du 5-Juillet n’a pas manqué de surprendre nombre de citoyens et de faire réagir le Conseil local de l’ordre des architectes (CLOA) de Médéa. L’opération d’aménagement entamée le long de ce boulevard par la pose de pavés autobloquants n’a pas laissé indifférent le bureau de wilaya du CLOA qui a saisi le maître de l’ouvrage et les autorités sur l’inopportunité de l’action qui ne fait que porter atteinte à l’environnement urbain. “Remplacer des espaces verts par un pavage autobloquant de couleur verte est une décision qui a été prise sans consultation et avis des parties intéressées”, déplore le CLOA dans une correspondance adressée au P/APC en date du 29 août 2019. D’ailleurs, la question que se posent certains citoyens est de savoir “comment devrait-on procéder pour l’arrosage des plantations qui ont été ceinturées de simples petites bordures laissées entre les pavés verts ?”. Il est suggéré au maître de l’ouvrage de reconsidérer le projet de pavage des espaces et son remplacement par une opération de pavage ou d’aménagement de certains autres quartiers du centre-ville, est-il indiqué. Usant d’un langage ésotérique, un citoyen posera le problème concernant “le coefficient de ruissellement” des eaux de pluie qui se répercuter sur les capacités d’absorption des avaloirs placés le long du boulevard. Pour une autre, il n’y a même pas lieu d’aller chercher à expliquer “le coefficient de ruissellement” pour dire simplement qu’il s’agit surtout de “préserver des espaces verts” au lieu de les remplacer par du béton. L’on rappelle que le pavé autobloquant est “un pavé en béton très résistant qui se pose par emboîtement ; il est utilisé pour l’aménagement urbain, les jardins, les allées, les cours, les terrasses, eu égard à son adaptation à toutes les situations”. Plus suspicieux, certains citoyens considèrent que ce genre d’opérations n’est rien d’autre qu’une dilapidation de l’argent public qui intervient de façon périodique à travers nos communes, a-t-il observé. Cependant, la lettre du CLOA n’a pas été du goût de tous ses membres et a même suscité un semblant de polémique entre architectes, dont certains ont reproché à leur organisme de s’engager dans une affaire qui ne le concerne pas, alors que sa mission est de défendre les intérêts de ses adhérents et la profession.

 

M. EL BEY 



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