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L’Algérie profonde / Centre

Une Journée d’étude lui est consacrée à bouira

Le figuier de Barbarie, une filière agricole à valoriser

Regain d’intérêt pour la culture de la figue de Barbarie. © D.R.

Connue chez nous sous le nom d’“akermous”, “kermouss ensara” ou “el-hendi”, cette plante originaire du Mexique a une grande valeur nutritive.

C’est le vœu des spécialistes de ce domaine. La chambre d’agriculture a organisé en son siège une journée d’étude sur le développement et la valorisation du figuier de Barbarie. Cette journée a été coachée par Nadira Oulebsir, ingénieur d’État en agronomie, master en biologie, spécialisée dans les huiles végétales et le cactus, et cadre à la direction des services agricoles de la wilaya de Béjaïa. Mme Oulebsir, en débutant sa démonstration au profit des cultivateurs et autres producteurs, nous donnera un aperçu sur l’origine du figuier de Barbarie, “Le figuier de Barbarie, connu chez nous sous le nom d’«akermous», «kermouss ensara» ou «el-hendi» est une plante originaire du Mexique qui s’adapte bien au climat du bassin méditerranéen, comme l’opuntia, se plaît dans les sols calcaires et les climats semi-arides avec des températures de 18 à 30°C, et il est capable de produire des quantités de biomasse végétale, même dans des conditions extrêmes.” S’agissant de vouloir s’instruire sur la contexte du développement de la culture du figuier de Barbarie, notre interlocutrice répondra : “Comme vous le savez, la culture du cactus connaît actuellement un regain d’intérêt dans notre pays en raison de sa contribution dans la mise en valeur des terres marginales et des zones arides et semi-arides, son adaptation aux divers climats et sols, ainsi que ses multiples utilisations et son impact sur les recettes des producteurs et éleveurs.”
De l’avis des petits cultivateurs et producteurs présents à cette journée, le figuier de Barbarie, dans le passé, était utilisé par les populations comme clôture pour protéger leurs espaces, mais plus maintenant. Car la plantation du figuier de Barbarie fait partie de la nouvelle stratégie de développement rural et de la diversification économique conçue par l’État. D’autant plus qu’il a été démontré que cette plante a une grande valeur alimentaire, en tant que produit du terroir et les multiples vertus que contiennent ses raquettes dans l’alimentation animale et les propriétés médicinales de ses graines et de son huile qui est extrêmement demandée, puisque considérée comme la plus chère des huiles au monde pour ses extraordinaires pouvoirs. Et cela, en dépit de son pouvoir dans la lutte contre l’érosion et la désertification, particulièrement dans des régions dont l’écologie est fragile. Il reste à savoir comment développer la culture du figuier de Barbarie. Notre interlocutrice nous l’explique : “Notre objectif étant d’arriver à intégrer la culture du figuier de Barbarie comme filière agricole et d’essayer de trouver quelques réponses aux préoccupations des exploitants locaux. Et le développement actuel des actions sur le terrain du figuier de Barbarie est résumé en 3 étapes.”
De la sorte, cette experte passera à la première étape que sont les maillons de la filière, c’est-à-dire les producteurs, le marché et les transformateurs. Ensuite, il est question de développer de nouvelles exploitations par la création de nouvelles plantations de figuier de Barbarie, en accompagnant les agriculteurs inscrits dans le programme de l’État, ainsi, ils bénéficieront de conseils, de formations, d’aides et de solutions. Les exploitations seront intensives et actives grâce à l’introduction de l’élevage biologique, tel que l’apiculture. Le transfert des technologies innovantes a été également cité par la spécialiste quand il s’agit du développement des outils de collecte, et de consommation, valorisation du stockage, du transport et de la transformation biologique, de valorisation et de transformation des sous-produits à forte valeur ajoutée. Selon le président de l’association nationale pour le développement du cactus, “les conditions sont réunies pour faire de la plantation du figuier de Barbarie une filière agricole à part entière, telles les filières laitière, apicole, oléicole, etc.”.


Farid Haddouche

 


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