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L’Algérie profonde / Centre

Le dossier aurait été déposé auprès de la direction des forêts de Tamanrasset

Le lac de Tiguelguemine en quête de classification

Le lac de Tiguelguemine dans la wilaya d’In Salah. © D.R.

Des demandes d’inscription de ce site sur la liste des zones humides d’importance internationale ont été adressées en 2017 au ministère de l’Environnement ainsi qu’à la direction générale des forêts. 

Situé à plus de 150 km au sud-est de Tidekelt, dans la wilaya d’In Salah, le lac de Tiguelguemine est un lieu paradisiaque à contempler sans modération. Une œuvre d’art naturelle qui laisse l’imaginaire de l’individu construire toutes sortes d’images fantasmagoriques. C'est un véritable éden terrestre planqué aux premiers contreforts du Hoggar. D’après l’association Shams pour la préservation de l’environnement, la promotion des énergies renouvelables et le développement durable dans la wilaya d'In Salah, le site, autrefois entouré d’une luxuriante flore aujourd’hui pétrifiée, dispose de tous les éléments et atouts nécessaires pour consolider son inscription sur la liste des zones humides d’importance internationale, conformément aux dispositions de la convention Ramsar, dont l’Algérie est membre depuis décembre 1982.

On a appris que des demandes de classement ont été adressées en 2017 au ministère de l’Environnement ainsi qu’à la direction générale des forêts. Le dossier semble être renvoyé aux calendes grecques, regrette-t-on. “La commission chargée des propositions de classement auprès de la DG des forêts ne s’est pas encore réunie pour des raisons inconnues”, explique Belkacem Bencherouda, attaché de conservation auprès de l’Office du parc national et culturel de l’Ahaggar. Selon ce dernier, le lac de Tiguelguemine, relevant territorialement du parc culturel de l’Ahaggar, est classé zone humide d’importance nationale.

Il est, précise-t-il, protégé conformément à la réglementation régissant la gestion de ces sites. “Vu son importance internationale sur les plans écologique, botanique, zoologique, limnologique et hydrologique, on a tout fait pour que le lac soit officiellement inscrit sur la liste des zones Ramsar. À présent, aucun avancement n’a été enregistré dans ce dossier”, a-t-il soutenu. De son côté, la directrice de la protection de la flore et de la faune auprès de la direction générale des forêts, Ilham Kabouya, dit n’avoir reçu aucune demande relative au lac en question. “Ce dossier n’est pas à notre niveau. L’association qui s’est probablement trompée de destinataire doit nous le renvoyer de nouveau pour savoir réellement si le site remplit les critères de classement fixés par la convention Ramsar. Pour le moment, on ne peut rien avancer sur ce dossier dont on ignore le contenu”, a-t-elle affirmé. Ce qui a poussé le président de l’association Shams, Mohamed Djoumane, à revenir sur l’archive pour démentir les déclarations de ladite directrice. 

“Le dossier a bel et bien été envoyé en 2017 à la conservation des forêts de la wilaya de Tamanrasset, dont une copie a même été adressée à la DG de ce secteur pour accélérer la procédure. Mais rien n’a été fait depuis”, a-t-il asséné, avant d’assurer : “Maintenant, on est contraint de refaire tout le travail. On espère seulement que notre démarche aboutira cette fois-ci.”

RABAH KARèCHE


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