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L’Algérie profonde / Centre

Draâ El-Mizan (Tizi Ouzou)

Le manque d’eau accroît le danger des MTH

L’eau des puits acheminée dans des camions et tracteurs, une activité lucrative. © D.R

Même avec un prix oscillant entre 2 000 et 2 500 DA pour une citerne de 3 000 litres, les consommateurs ne sont pas certains que l’eau est réellement potable ou elle a fait l’objet d’un traitement leur évitant de finir à l’hôpital.

Depuis que le nouveau plan d’alimentation en eau potable des quartiers, des cités et des villages de toutes des communes de Draâ El-Mizan et de Tizi Gheniff est appliqué à cause du manque de pompage à partir du barrage Koudiat Acerdoune (Bouira), c’est le branle-bas des camions-citernes et des tracteurs sur la RN25. 

À cause de la forte demande, tous les puits creusés le long de la rivière allant de Maâmar jusqu’à Aït Yahia Moussa sont réactivés, après avoir été laissés des années à l’abandon. S’il est vrai que vendre de l’eau à ces transporteurs (camions et tracteurs) est une activité lucrative, il n’en demeure pas moins que la qualité de l’eau devra être garantie, car il y va de la santé publique. “Notre puits est nettoyé chaque année. Et en plus, il est chaulé. Nous utilisons les briques poreuses que nous changeons juste après le mois d’octobre”, confie un propriétaire d’un forage important à Aït Yahia Moussa. Notre interlocuteur rassure que son eau est potable car elle est analysée dans un laboratoire avant de la mettre en vente. Cependant, de nombreux consommateurs craignent des contaminations car ils estiment que les eaux usées déversées dans cet oued pourraient être à l’origine de maladies à transmission hydrique.

“Certes, l’eau manque ces derniers jours, mais il faut savoir aussi que les eaux usées coulent dans cette rivière. Car de nombreux réseaux d’assainissement des villages des communes de Draâ El-Mizan et d’Aït Yahia Moussa continuent à déverser leurs eaux dans ce cours d’eau. Donc, la vigilance est de mise”, remarque un habitant de Maâmar. Effectivement, il y a lieu de noter que les citoyens de ce village réclament depuis des années le curage de cet oued afin, justement, d’éviter la pénétration des eaux usées dans les puits. “Pour le moment, nous n’avons reçu aucune réclamation au sujet de la qualité de notre eau”, signale le propriétaire du puits d’Aït Yahia Moussa. Pourtant, nous dit-on, toutes les eaux usées du chef-lieu communal sont jetées en pleine rivière. S’il est vrai que les bureaux d’hygiène ont appelé souvent les propriétaires de ces puits à les désinfecter, parfois certains d’entre eux ne répondent pas à cette injonction, si bien qu’il faudra faire attention à la consommation de cette eau.

“En ces temps de pénurie, il est impossible de se passer de cette eau. Cependant, il est recommandé de ne l’utiliser que pour les tâches domestiques et d’éviter de la consommer, sinon les conséquences seront fâcheuses”, conseille un membre d’un comité de village d’Aït Yahia Moussa. À noter que plus d’une dizaine de puits parsèment cette rivière de Maâmar jusqu’à la sortie d’Aït Yahia Moussa vers Tizi Ouzou, alors que toutes les sources naturelles de cette localité sont à sec, à l’exemple des fontaines de Thala Bechar et de Boufhima, à la sortie de la ville de Draâ El-Mizan, pourtant prises d’assaut pour la bonne qualité de leur eau. Il est donc attendu des services concernés de surveiller de plus près la situation afin d’éviter des contaminations en cas d’infiltration d’eaux usées dans tous ces puits, qui sont une alternative pour atténuer un tant soit peu la crise, même si le coût revient trop cher aux ménages quand on sait que la citerne de 3 000 litres est entre 2 000 DA et 2 500 DA.

O. Ghilès


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