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L’Algérie profonde / Centre

Aménagement urbain à Médéa

Le mobilier de la discorde

©D. R.

Les travaux d’aménagement de la voirie urbaine entamés depuis plusieurs semaines au boulevard de l’ALN n’ont pas manqué de susciter les commentaires des citoyens qui ont vu dans la réalisation d’un nouveau mobilier urbain un choix inapproprié ayant engendré des dépenses inutiles. C’est d'ailleurs en termes ironiques que le nouveau rond-point en verre est décrit, donnant lieu à des commentaires peu amènes, considérant que le mobilier est une “énormité” sans nom, un “amas de verre” à la forme d’un “tournevis”, une “aberration”, un “gâchis”, etc. Les uns et les autres reprochent aux services de l’urbanisme d’avoir manqué d’imagination pour ériger un ouvrage qui ne reflète rien de sensé alors qu’il aurait été plus judicieux pour ses concepteurs de “s’inspirer” des armoiries locales pour mieux valoriser les spécificités de la ville, son histoire et son héritage ancien. Si certaines critiques ont quelque peu manqué de perspicacité, d'autres ont par contre exprimé des avis tranchés, car “garder en place cet illogisme, cette incohérence remet en cause tout le travail culturel et la couverture historique de la capitale du Titteri”. Des critiques qui contraignent la direction de l’urbanisme, de l’architecture et de la construction à réagir par la rédaction d’un communiqué laconique publié sur son compte Facebook, à savoir que “le projet de rond-point en réalisation qui représente une bougie constitué d’un assemblage de 257 bouts de verre en forme de ressort représentant une flamme en hommage aux martyrs de l’avion militaire n’est pas définitif. À ce titre, l’administration attend toujours les suggestions comme, entre autres, la représentation d’une grappe de raisin ou l’inscription du nom de la ville”. Il faut dire que les travaux d’aménagement ont pour but essentiel d’améliorer le cadre de vie et de déplacements, créer du “lien social”, favoriser les flux de voyageurs qui se rendent au centre-ville où sont concentrés de nombreux services administratifs et de soins. Mais l’opération n’a pas été sans conséquence sur les espaces publics pour avoir participé au rétrécissement des trottoirs et de l'espace public et à l’abattage de certains arbres centenaires. Des arbres ombrageant la rue menant au tribunal ont été abattus dans le seul but de laisser place à quelques carreaux de carrelage pour le revêtement du trottoir, provoquant la colère des citoyens du quartier qui ont vu dans l’acte une agression caractérisée de leur environnement. D’ailleurs, la ville qui comptait jusqu’à une époque récente un grand nombre d’arbres, dont des platanes et des féviers d’Amérique, assiste stoïquement, à chaque occasion de travaux de voirie, à la perte de bouts de sa végétation alors qu’ailleurs les efforts tendent à favoriser la création d’espaces verts, de parcs et de squares dans les quartiers.

M. EL BEY


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