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L’Algérie profonde / Centre

Programme de résorption de l’habitat précaire à Bouira

Les demandeurs dans l’expectative

Démolition des baraquements. © DR

Dans la cité du 1er-Novembre de la commune d’El-Esnam, les citoyens interrogés se disent “exaspérés” par l’attente.

La crise du logement, notamment la résorption de l’habitat précaire, peine toujours à se résorber à Bouira. En effet, des citoyens continuent de “vivoter” dans des taudis ou bien dans des garages, ou bien encore des dizaines de familles vivant toujours dans des conditions quasi inhumaines au village d’Aïn Athman, une dizaine de kilomètres à l’ouest du chef-lieu de la wilaya. Les pouvoirs publics à l’échelle de la wilaya donnent l’impression d’être “sourds” aux directives du ministre de l’Habitat et ses déclarations rassurantes. 
Et pour cause, au moment où le ministre de l’Habitat annonce vouloir en finir avec l’habitat précaire, les autorités publiques de Bouira font durer le suspense autour du sort des habitants précédemment cités. À la cité 1er-Novembre dans la commune d’El-Esnam (est de Bouira), les citoyens interrogés se disent “exaspérés” par l’attente. “Nous n’en pouvons plus ! Ils ne veulent pas nous recaser ou bien nous trouver une quelconque solution. On en a assez de vivre dans l’attente !”, déclarent-ils. Le même cri de détresse émane des locataires des garages, au quartier des 56-Logements, situés en plein cœur du chef-lieu de la wilaya. Dans ces “garages de la honte”, le mot précarité prend tout son sens. La charpente est complètement rongée, les fissures ont creusé des sillons dans les murs.
Des fils électriques “pendouillent” de partout et peuvent être à l’origine d’un drame quasi inévitable. L’espace vital de ces citoyens n’excède pas les 9m². Tout y est entassé, vaisselle, linge, lits, etc. Un si petit espace pour une famille ne comptant pas moins de six personnes ! La situation au village d’Aïn Athman n’est guère meilleure. Plus d’une dizaine de familles vivent dans des conditions lamentables et le mot est faible.  Des baraques en zinc, entassées les unes près des autres, ni canaux d’assainissement, ni réseau d’évacuation des eaux pluviales, juste des habitations qui menacent ruine à tout instant. De son côté, le président de l’Assemblée populaire de wilaya (APW), Ahmed Boutata, a annoncé récemment sur les ondes de la radio locale qu’un quota de 1 000 logements, dont la moitié entrant dans le cadre du programme de résorption d’habitat précaire (RHP), allait être prochainement distribué.


R. Bourahla   
 



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