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L’Algérie profonde / Centre

Locaux “du président” à Bouzeguène (Tizi Ouzou)

Les exploitants dans le désarroi

© D. R.

Les 100 locaux commerciaux dits “du président de la République” distribués à Bouzeguène il y a plus d’une année, soit après une dizaine d’années de retard, ne sont toujours pas viabilisés et manquent de moyens les plus élémentaires pour permettre aux propriétaires d’exercer leurs activités dans des conditions acceptables. En effet, le lotissement n’est doté ni de réseau d’assainissement, ni de sanitaires individuels, ni d’eau potable, ni de gaz, ni de portail. Près de 80% des bénéficiaires n’ont pas encore ouvert leurs locaux malgré la pression des autorités locales. Ces locaux qui sont logiquement destinés aux jeunes porteurs de projets dans le cadre des dispositifs de soutien et d’aide à l’emploi, entre autres l’Ansej, l’Angem, la Cnac, n’offrent pas les conditions favorables pour le lancement des activités. Sur les 100 bénéficiaires que la commission d’attribution a gratifiés, une vingtaine seulement est en activité. Selon des sources sur place, certains bénéficiaires auraient quitté le territoire national pour s’installer en France, au Canada ou à Dubaï, laissant ainsi ces locaux fermés alors que de nombreux autres jeunes sont toujours livrés au chômage dans la région. En l’absence d’assainissement, et avec l’arrivée de la chaleur, des odeurs pestilentielles commencent à se répandent dans le quartier. Pour avoir de l’eau, les occupants doivent abandonner leurs locaux pour aller remplir leurs jerricans dans l’unique robinet que l’ADE leur a installé dans un coin du lotissement.
L’ex-APC a installé des toilettes collectives d’où se dégagent des odeurs fétides d’urine. Sous d’autres cieux, les services d’hygiène seraient déjà intervenus pour arrêter l’exploitation des locaux, a fortiori ceux destinés à la gestion des produits de consommation, comme la pâtisserie. Par ailleurs, la rue qui fait face aux locaux est transformée quotidiennement en parking. “Un portail doit être installé pour nous éviter ces désagréments. Notre devanture est transformée en parking. Toute la journée des véhicules se relayent. Ils gênent nos activités. Nous n’avons même pas le droit de les en empêcher. Nous vivons l’enfer !”, râle une jeune fille. En l’absence d’assainissement, les eaux usées sont rejetées dans une rue. Il est vrai que les responsables de l’APC, fraîchement élus, ont réalisé récemment une fiche technique pour raccorder ces locaux au réseau d’assainissement, mais en attendant, c’est le branle-bas de combat pour les propriétaires de ces locaux qui se disent abandonnés.                                             

KAMEL NATH OUKACI


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