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L’Algérie profonde / Centre

Cité 160-logements RHP à Draâ El-Mizan (Tizi Ouzou)

Les résidents dénoncent des malfaçons

Livraison de logements sans la moindre commodité, une pratique courante à travers le pays. © D.R.

C’est le cas dans les toitures des derniers étages des neuf blocs, que les dernières chutes de pluie ont mises à nu.

Une année seulement s’est écoulée depuis leur relogement dans la cité dite “160 logements RHP” de Boufhima, à quatre kilomètres à la sortie ouest de Draâ El-Mizan, la déception gagne déjà les familles qui ont eu à constater d’innombrables malfaçons dans leur quartier. Les premières pluies viennent, en effet, à peine d’être enregistrées que de nombreuses malfaçons sont apparues au grand jour, comme c’est le cas dans les toitures des derniers étages des neuf blocs de la cité. “Toutes les gouttières sont bouchées et n’ont évacué aucune goutte d'eau et, par conséquence, ce sont nos logements qui sont inondés. Certains d’entre nous ont même quitté leurs appartements. Pourtant, nous avions signalé ce problème à l’OPGI depuis notre arrivée dans ce quartier”, a dénoncé un habitant. “L’entrée principale a été entièrement inondée. Il a fallu nous mobiliser pour déboucher les avaloirs entièrement obstrués par la boue charriée par les eaux pluviales de tous les côtés, alors que le deuxième accès menant vers les immeubles en contre-bas est devenu impraticable, d’autant plus qu’il n’est pas bitumé”, a encore déploré un membre de l’association de ce quartier, expliquant que ce sont surtout les résidents des derniers étages qui souffrent le plus en raison des infiltrations des eaux de pluie. Les membres de l’association disent avoir saisi à plusieurs reprises les autorités locales qui leur ont promis de prendre en charge leurs doléances, en vain. Nos interlocuteurs se plaignent également de l’absence d’aménagement de la cour des immeubles. “Nous avons insisté sur le bitumage de la cour située au contrebas et on nous a répondu que ce n’était pas inclus dans le projet. Le deuxième accès qui mène vers ces bâtiments, revêtu uniquement avec du gravier, n’est également pas réalisé. Où est le bitume et où est l’argent de sa prise en charge ?”, s’interroge un de nos interlocuteurs, expliquant que l’éclairage public n’est également pas opérationnel. “On craint pour nos enfants qui doivent se rendre à l’école le matin avant l’apparition de la lumière du jour, alors qu’il y a plein de chiens errants dans les parages”, dit-il. Les résidents de cette cité ont relevé d’autres manques, tels que le mur de soutènement qui ne répond à aucune norme. “Ce mur doit être élevé au niveau des accotements de la route nationale en raison des quantités énormes de terre et d’eau pluviales qui sont à chaque fois charriées vers l’accès principal du quartier”, signale un autre habitant. Pis encore, les résidents disent avoir interpellé les autorités au sujet d’une conduite de gaz apparente sur le talus, qui constitue un véritable danger, mais rien n’est encore fait. 
 

O. Ghilès



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