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L’Algérie profonde / Centre

Les aliments et les repas sont soumis à un contrôle sanitaire régulier

Les restaurants Errahma passés au peigne fin

Les repas servis durant le Ramadhan seront rigoureusement contrôlés. ©D. R.

Les médecins se doivent d’avoir également un droit de regard sur la qualité des denrées alimentaires, notamment l’épicerie et son lot d’aliments en conserve.

Désormais n’est plus cuisinier de restaurant Errahma qui veut ! Puisqu’en plus qu’il soit exigé du postulant qu’il soit un fin cordon-bleu, le candidat-marmiton se doit de satisfaire d’abord à l’examen d’un bilan sanguin pour qu’il soit éligible derrière les fourneaux ! Ainsi en a décidé Mohamed Miraoui, le directeur de la santé de la wilaya d’Alger, qui se soucie du bien-être des hôtes des “restos du cœur” durant le mois sacré du Ramadhan : “Ces directives autant hygiéniques que préventives ambitionnent de sécuriser avant tout le personnel de cuisine qui se doit d’être reconnu indemne de toutes maladies afin de rassurer également nos hôtes, quant à la situation sanitaire de nos cuisiniers.” Pour une nouveauté, c’en est une. Autre innovation, les aliments entrant dans la composition du repas collectif seront soumis à l’œil expert d’une équipe médicale selon un planning de contrôle préétabli. De la sorte, les blouses blanches se doivent d’avoir également un droit de regard sur la qualité des denrées alimentaires, notamment l’épicerie et son lot d’aliments en conserve. Certes, qu’il va falloir attendre et voir les résultats sur le terrain de l’engagement de l’autorité en charge de la santé de nos concitoyens, qui, apparemment, s’inquiète du bien-être des hôtes de la chaîne de restaurants Errahma qu’envisage d’inaugurer la wilaya pour la frange des nécessiteux et de l’anonyme de passage à Alger. C’est dire qu’il va y avoir du pain sur la planche pour les préposés aux bureaux communaux d’hygiène (BCH) des différentes mairies de la ville d’Alger, qui devront “pointer” à l’heure de la rupture du jeûne afin de s’assurer de la bonne tenue de la maïda de Ramadhan. Autre tâche incluse aux prérogatives des contrôleurs d’hygiène, l’“audit” au peigne fin des marchés. Pour être ambitieux, le plan l’est d’autant, puisqu’il est prévu pour chaque pavillon des urgences, un staff médical et paramédical apte à s’occuper d’une manière efficiente des malades, et ce, à l’échelle de 85 polycliniques de la wilaya d’Alger. Pour se faire, 41 unités sanitaires de proximité entourent la capitale d’une ceinture sanitaire dans le mode  24h/24. S’agissant du médicament, il n’y aura pas de pénurie durant le mois de Ramadhan, a-t-on su de notre interlocuteur qui se veut rassurant à propos de la disponibilité de remèdes et d'autres produits requis en pareil cas. En ce sens, gérer, c’est prévoir, et il est d’ores et déjà prédit une intensification des actes médicaux dus à la boulimie de ce mois de Ramadhan. À noter l’agenda de portes ouvertes au bénéfice de patients souffrant de diabète, d’hypertension artérielle et des asthmatiques qu’animeront des équipes médicales pluridisciplinaires.

Louhal Nourreddine


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