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L’Algérie profonde / Centre

Projets de développement à Draâ El-Mizan (Tizi Ouzou)

Les travaux s’éternisent

Draâ El-Mizan, une daïra qui compte plus de cent mille habitants. © D. R.

S’il est vrai que la commune a bénéficié de nombreux programmes de développement ces dernières années, leur livraison, par contre, continue de traîner en long et en large. 

C’est le cas notamment des six plus importants projets qui ont été lancés depuis six ans dans cette région, mais qui ne sont toujours pas mis en service en dépit de leur urgence.

Il s’agit entre autres du projet d’évitement de la ville qui devait mettre fin au passage des véhicules de gros tonnage par le centre-ville, de ceux de la salle omnisports et de la piscine semi-olympique, du centre de formation professionnelle et d’apprentissage, des logements RHP, du marché de proximité ainsi que de l’aménagement du jardin public, situé à proximité du siège de la sûreté de daïra.

Certains de ces projets sont carrément à l’arrêt, à l’exemple de l’évitement et de l’aménagement du jardin. “Ce sont des projets importants, mais qui sont, pour certains, confiés à des entreprises boiteuses. Les oppositions sont un autre frein essentiel à l’aboutissement de certains autres. C’est le cas de l'évitement. Concernant le CFPA, on dirait même que le projet est à l’abandon. On ne voit que deux ouvriers ou trois sortir du chantier”, a expliqué un élu de la région.

Concernant la salle omnisports et la piscine semi-olympique, un cadre sportif dans un club local ne cache pas sa déception. “De petites communes créées des années après Draâ El-Mizan ont suffisamment de structures de jeunesse, tandis que dans notre chef-lieu, les deux projets remontent déjà à plus de six ans depuis leur lancement. Imaginez qu’il a fallu attendre onze ans pour que le projet de salle omnisports soit inscrit pour remplacer l’ancienne salle démolie par la neige en 2005. 

Et maintenant, cela fait six ans encore et les travaux ne sont pas encore achevés. Ils avancent à pas de tortue”, a-t-il fulminé. “Lorsqu’un projet est lancé, les délais de réalisation ne sont jamais respectés. Tout le monde doit rendre des comptes parce que ces projets ont subi de nombreuses réévaluations”, dénonce, pour sa part, un membre de l’association de la cité des 64-Logements.

À noter que parmi les projets promis, certains ne sont ni inscrits ni lancés. C’est le cas du centre culturel qui devrait en principe être réalisé sur le terrain de l’ancien tribunal réformé après le séisme de mai 2003. La ville est, pourtant, dépourvue de toute structure culturelle. “Le cinéma est fermé depuis des années. La maison de jeunes Arezki-Mansouri se trouve dans un coin isolé de la ville.

À l’exception de la bibliothèque communale livrée en 2018, sept ans après son lancement, il n’y a rien d’autre. Même le foyer pour jeunes réalisé à la cité EPLF a été annexé au célibatorium de la police”, nous a expliqué un membre du mouvement associatif qui considère “dramatique” que des sommes astronomiques soient ainsi investies et que le cadre de vie dans cette daïra qui compte plus de cent mille habitants, dont environ vingt mille rien que dans le chef-lieu, n’enregistre aucune amélioration. 
 

O. Ghilès

 



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