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L’Algérie profonde / Centre

Situation précaire au Village d’Ath Brahim (M’Chedellah) de Bouira

Les villageois se disent marginalisés

Vue du village d’Ath Brahim M’chedellah © Ramdane B. / Liberté

Les villageois ont récemment protesté devant le siège de leur APC pour réclamer le raccordement de leur village au réseau d’eau potable, le renforcement des structures de jeunes et l'aménagement des routes.

Les villageois de la petite bourgade d’Ath Brahim (commune de M’chedellah, à une soixantaine de kilomètres à l’est de Bouira) crient leur désarroi face aux nombreux problèmes qui affectent durement leur localité, perchée en plus de 800 m d’altitude. Ce hameau semble, en effet, figé à une époque qu’on croyait révolue, ou du moins qui tire à sa fin.
Une époque où les gens faisaient leurs commissions à dos d’âne faute de routes accessibles aux voitures. Une époque où les femmes faisaient leur lessive sur les rives d’un ruisseau, faute d’eau courante ; une époque où les excréments des bestiaux jalonnaient les ruelles, par manque d’hygiène. En somme, elle donne l’impression que l’horloge du progrès et du développement semble s’être arrêtée. Ces conditions de vie qui remontent aux archives de l’Algérie coloniale, ou bien des archétypes des villages kabyles d’antan sont, hélas, l’insupportable quotidien des citoyens d'Ath Brahim. Ces derniers, qui ont récemment protesté devant le siège de leur APC, réclament entre autres le raccordement de leur village à l’eau potable, le renforcement des structures de jeunes ainsi que l'aménagement des routes. Concernant l'épineux problème du raccordement au réseau AEP, nombre de villageois ont noté le fait que plusieurs demandes ont été faites auprès des services concernés, dans l’hypothétique espoir d’une réhabilitation du réseau, en vain. Selon quelques citoyens interrogés sur le sujet, les autorités de la wilaya s'étaient pourtant engagées à accélérer les travaux de raccordement en eau potable, via le barrage de Tilesdit, sis dans la commune de Bechloul. Autre point soulevé par ces villageois, celui des carences en matière d’aménagement urbain. “Nous sommes marginalisés ! Notre village accuse de grands manques en matière d’aménagement urbain. Voyez par vous-même, rien n’est fait afin d’améliorer notre quotidien. Les autorités locales nous ignorent tout au long de l'année. Nos conditions de vie ne cessent de se dégrader”, explique Omar, un habitant dudit village. Outre le manque d’aménagement urbain qui caractérise ce village, c’est l’éclairage public qui est quasi inexistant. D’ailleurs, ces habitants n’ont pas hésité à faire part de leur inquiétude vis-à-vis de cette situation jugée grave. En effet, selon eux, à la tombée de la nuit, Ath Brahim est recouvert d’une obscurité totale, faute de lampadaires en état de marche, ou pis encore, leur inexistence pure et simple dans certaines ruelles. Ces dernières se retrouvent désertées par les habitants et se transforment en repères pour brigands en tout genre. En outre, le CW 98, reliant cette localité au hameau d’Illiten et à tant d'autres localités de cette municipalité, se trouve dans un état lamentable, sur plus de dix kilomètres


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