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L’Algérie profonde / Centre

Azazga (Tizi Ouzou)

Les villageois s’opposent au projet AADL

Le projet AADL objet de polémique. © D.R

Pour les habitants, la priorité n’est pas dans la réalisation de ce programme, mais plutôt dans le confortement de la zone classée rouge et minée par des glissements de terrain.

La salle de réunion du siège de la daïra de Azazga a abrité, mardi dernier, une réunion entre les autorités de la wilaya de Tizi Ouzou, représentées par le secrétaire général, les responsables du secteur du logement, des responsables locaux, élus APW, avec les comités de villages de Tadarth Iazouguène et l’association des souscripteurs au projet des 2300 logements AADL pour tenter de débloquer la situation de ce projet prévu au site Imelal, au nord de la ville d’Azazga. Tout au long de cette réunion qui a duré toute l’après-midi du mardi, les autorités n’ont lésiné sur aucun effort pour convaincre les villageois de Tadarth Iazouguène de surseoir à leur opposition à la réalisation de ce projet de 2300 logements de type AADL. Mais c’était compter sans la détermination des villageois qui, lors de leurs différentes interventions, ont tous réitéré leurs oppositions à la réalisation de ce projet. Pour ces habitants, la priorité n’est pas dans la réalisation de ce programme de logements AADL mais plutôt dans le confortement de la zone classée rouge et minée par des glissements de terrain qui menacent des habitations depuis plusieurs années. En ce sens, les habitants ont rappelé que cette situation perdure depuis 2012, année durant laquelle des experts se sont déplacés sur les lieux pour établir une étude sur les spécificités du sol et identifier les risques géotechniques, mais à ce jour, les résultats de cette étude n’ont jamais été communiqués et les solutions pour le confortement du site sont renvoyées aux calendes grecques. Les habitants exigent, plutôt, de l’administration de lâcher du lest concernant la délivrance des permis de construction afin bâtir un toit pour leurs enfants. “Nous sommes les oubliés de l’histoire dans une région qui a donné beaucoup pour la libération de la patrie”, dira un délégué de village. Un autre pointe du doigt le deux poids, deux mesures de l’administration qui accorde des permis aux uns et refuse aux autres. Un autre délégué s’interroge, quant à lui, sur les tenants et les aboutissants de l’obstination de l’administration à bâtir uniquement du côté nord de la ville d’Azazga, soit là où il y a justement le danger des glissements de terrains, mais pas au sud. Nombreux parmi les responsables des villages ont relevé ainsi une rupture de confiance entre l’État et le citoyen. “L’administration ferme l’œil sur des promoteurs qui ne respectent pas le cahier des charges en surélevant des habitations comme bon leur semble, R+6 au lieu de R+4”, dénoncent-ils. La représentante de la Duch donnera un aperçu sur les études menées depuis 2012 et dira qu’une vingtaine d’études de POS d’une superficie de plus de 400 ha ont été réalisées à Azazga. Elle annoncera que les cahiers des charges ont été repris. Selon elle, ce retard de 6 ans est dû chaque fois à l’infructuosité des procédures. Concernant, un autre volet, à savoir la zone d’activités, les responsables des villages de Tadarth Iazouguène ont demandé son extension de 34 à 75 ha. Cette proposition a été soumise, selon eux, à l’ex-Premier ministre Abdelmalek Sellal qui a répondu par l’affirmative. Le directeur de l’industrie présent à cette rencontre est intervenu pour dire que l’administration ne s’opposait pas à son extension à 75 ha voire plus si le foncier existe, mais a refusé son extension du côté d’Imelal. La tentative du représentant du wali de convaincre les villageois n’a pas été concluante. Le chef de daïra de Azazga, lui, a salué le bon sens et la sagesse des comités de village qui ont été à la hauteur de leurs responsabilités. Il a avoué être très confiant pour l’avenir des discussions.


KAMEL NATH OUKACI

 


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