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L’Algérie profonde / Centre

Hassi R’mel (Laghouat)

L’insalubrité envahit les quartiers de la ville

©D. R.

Hassi R’mel, chef-lieu de daïra, montre beaucoup de lacunes en matière de gestion et de collecte des ordures ménagères, au vu des déchets qui jonchent ses rues en dépit des campagnes de nettoyage menées souvent par des jeunes bénévoles. En effet, plusieurs ruelles et artères de cette ville, distante de quelque 120 km au sud de Laghouat, ont perdu de leur esthétique en raison des amas de déchets qui jonchent les trottoirs, notamment à la cité du 5-Juillet, le marché couvert, pourtant fermé à ce jour pour des raisons qui restent à élucider, et la rue appelée communément Daghor, où l’insalubrité fait désormais partie du décor, constituant des foyers microbiens entraînant la prolifération d’insectes, de rats et de chiens errants en quête de nourriture. Même les espaces verts créés par des jeunes volontaires ne sont pas épargnés par ces ordures encombrantes et favorisant la propagation de toutes sortes de maladies. Les habitants ont indiqué à Liberté que “les déchets ménagers ne sont pas collectés systématiquement par les services de la commune, laissant ainsi la prolifération de points noirs nocifs pour la santé et l’environnement”, exhortant les autorités concernées à intervenir pour pallier cette situation. Quant à d’autres citoyens, ils estiment que “la dégradation de l’environnement à Hassi R’mel est le résultat de l’attitude des habitants, qui ne respectent pas les horaires du dépôt des ordures”. Argument rejeté en bloc par des jeunes volontaires pour le nettoyage de la ville, qui considèrent que cet état de fait relève de la gestion irrationnelle des énormes moyens humains et matériels dont dispose pourtant la commune. Pour Babaghayou Abdelhamid, cadre à Sonatrach, “en l’absence de véritables élus compétents et d’une véritable société civile agissante, la ville de Hassi R’mel se clochardise au vu et au su de tout le monde”. À les croire, même le foncier, susceptible d’être mieux rentabilisé par l’état, n’est pas épargné. Et le plus désolant, c’est cette attitude du citoyen qui a fini par baisser les bras et s’accommoder d’un quotidien qui l’agresse sans réagir.

B .A.


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