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L’Algérie profonde / Centre

Daïra de Bouzeguène (Tizi Ouzou)

Nécessité urgente d’une gare routière

Le manque de planification à Bouzeguène rend difficile la concrétisation des projets d’urbanisation de la ville. © D.R

La saturation du tissu urbain et l’augmentation du parc automobile ont rendu la circulation difficile au chef-lieu de Bouzeguène, où converge tout le flux de véhicules, dont ceux du transport public de voyageurs. 

L’anarchie qui caractérise la majorité des arrêts de fourgons de Bouzeguène interpelle, plus que jamais, les autorités locales pour l’aménagement d’un espace collectif de stationnement de fourgons, autrement dit la réalisation d’une gare routière qui permettra de désengorger une ville qui étouffe de jour en jour. Plus de la moitié des espaces de stationnement de la ville est occupé par les véhicules de transport collectif entre ceux de Bouzeguène et de l’intercommunal.

On peut estimer le parc des véhicules de transport de la daïra à quelque 2 000 véhicules entre fourgons, taxis collectifs et bus de gros tonnage, qui ont pour point de chute le chef-lieu de commune. Bouzeguène compte, en effet, 11 stations réservées exclusivement aux véhicules de transport collectif, dont 7 pour les fourgons, une pour les taxis collectifs et un arrêt de bus pour le départ matinal vers Tizi Ouzou et Alger. 

À ces stations extrêmement saturées, il faut ajouter trois autres pour les fourgons de l’intercommunal en provenance et en partance vers Illoula Oumalou, Idjeur et Aït Zikki. “L’extrême saturation du tissu urbain au niveau du chef-lieu de la commune de Bouzeguène a été la conséquence d’un manque de planification urbanistique, conjugué au laisser-aller de tous les responsables qui se sont succédé à la tête de l’administration communale. Cela a toujours été ainsi depuis des décennies. Toutes les promesses faites à la population n’ont pas été respectées”, a tenu à dénoncer un ancien élu de l’APC. Depuis des années, le béton a envahi la ville. 

Les autoconstructeurs qui font fi des règles de construction et d’urbanisme ont rendu la ville totalement amochée, sale et hideuse, en n’ayant jamais respecté l’alignement de leurs bâtisses face à la voie carrossable. Impunément, ils ont pris possession des trottoirs transformés en propriétés privées. Depuis plusieurs années, les projets publics qui viendraient urbaniser la ville et améliorer un tant soit peu la qualité de la vie ont fait défaut, alors que l’agglomération est un point de passage important pour de nombreux véhicules des wilayas de Béjaïa, de Jijel, de Bordj Bou-Arréridj, etc. 

Même si la région souffre d’un manque flagrant de développement en matière d’infrastructures sportives, culturelles, etc. Bouzeguène reste néanmoins une 
destination très prisée pour tous les citoyens de la région grâce à ses espaces commerciaux du domaine privé, très diversifiés et non moins concurrentiels, où chacun peut trouver ses besoins. Bouzeguène manque énormément de projets publics. 

Les oppositions ont bloqué tout développement, donnant lieu à des contingents importants de chômeurs et de candidats à la “harga”. En fait, Bouzeguène n’est bâtie que par ses enfants. La région a profité de la disponibilité de la devise étrangère grâce à une diaspora importante et une pléiade de retraités de première et deuxième générations qui ont reconstruit leurs villages et assuré, en matière d’habitat, une aisance à leurs progénitures. 

Outre la mise en place d’un plan de circulation, le démantèlement 
des stations de fourgons est une urgence pour aérer toutes les artères de la ville et fluidifier la circulation. 

 


KAMEL NATH OUKACI


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