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L’Algérie profonde / Centre

Marchés de proximité à Médéa

Peu d'effet sur les prix

Depuis le début du Ramadhan, les prix des fruits et légumes ont augmenté de 20 à 40%. © D. R.

Les mesures prises par le ministère du Commerce afin d’endiguer la hausse des prix des fruits et légumes et des viandes n’ont pas eu l’effet escompté.

En effet, seuls les prix de quelques produits alimentaires de consommation courante tels que le sucre et le concentré de tomates ou l’huile de table, ont enregistré des baisses sensibles, alors que tous les autres produits ont vu leurs prix augmenter. Ce qui est observé est l’important envol des prix de la mercuriale des fruits et légumes qui ont beaucoup grimpé et pris l’ascenseur par rapport à ceux pratiqués une semaine plus tôt, marquant des marges variant de 20 à 40% pour la tomate, le poivron, le piment vert, la salade, etc.

Pour mieux apprécier la portée de l’opération de déstockage annoncée par le ministre du Commerce et vérifier son impact direct sur le pouvoir d'achat des ménages, une virée à travers le marché de proximité mis en place à l’occasion du mois sacré a permis de relever quelques anomalies concernant les prix pratiqués et les conditions d’organisation de ce marché. Ce qui peut être observé dès l’entrée dans le marché de la solidarité, dont les stands ont été installés dans les locaux de la Maison des métiers, et sa modeste fréquentation imputée à son éloignement du centre-ville, d’une part, et à la non-participation des grossistes des produits alimentaires, d’autre part, selon les explications données. Rencontré à l’entrée du marché de la solidarité, M. Slama Malik, coordinateur de l’Union générale des commerçants et artisans algériens (UGCAA), fait savoir que la préparation de l’ouverture du marché a été décidée quelques jours seulement avec le début du mois de Ramadhan. En outre, dira-t-il, il y a l’absence des commerces de gros qui n’ont pas répondu à l’invitation pour “exprimer leur position vis-à-vis des administrations du contrôle des prix et des impôts qui les soumettent à des pressions en matière de contrôle et d’imposition comme nulle autre part dans les wilayas du pays”.

C’est dire que la quasi-totalité des stands du marché ont été occupés par des commerçants de détail qui ont accepté de pallier à la situation sans pour autant pouvoir consentir de grandes marges de réduction, en affichant des prix des produits exposés à la vente quasiment identiques à ceux pratiqués dans les autres commerces. L’idée avancée par notre interlocuteur est de voir se réaliser le souhait de la transformation de la structure en marché permanent, car bien adapté à ce genre d’activités et qui a déjà servi de site aux ex-Galeries algériennes. “L’intérêt de la création d’un marché permanent est, dira-t-il, de permettre aux habitants des quartiers proches du site ainsi que ceux du nouveau pôle urbain de pouvoir s’approvisionner en denrées et fruits et légumes près de chez eux.” 
 

M. EL BEY


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