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L’Algérie profonde / Centre

Blida

Prolifération inquiétante de bidonvilles

© D.R.

La wilaya de Blida connaît une prolifération inquiétante de bidonvilles, particulièrement au chef-lieu de wilaya. Le silence des autorités locales a encouragé des centaines de personnes à ériger des baraques tout au long de l’oued Beni Azza qui sépare la zone industrielle Benboulaïd à Blida du réseau de chemin de fer. Il faut dire que la situation est catastrophique dans cette zone où le bidonville gagne chaque jour du terrain jusqu’à arriver à la limite de la route principale de la zone industrielle. Des veuves, des divorcées, des jeunes couples et des familles avec enfants occupent ce ghetto, où il est hasardeux de pénétrer.
Ce bidonville construit en parpaing et en zinc est un endroit où les délinquants sont maîtres des lieux. “Je n’ai pas où aller, bénéficier d’un logement social est un rêve irréalisable pour moi. Attendre éternellement ce logement, c’est gâcher une partie de ma vie. Alors, j’ai décidé de construire une baraque. C’était la seule solution pour me marier à l’âge de 42 ans”, explique un jeune. Ce dernier raconte la situation difficile dans laquelle il vit, où le minimum d’hygiène n’existe pas. L’eau, le gaz et les sanitaires sont inexistants. Les occupants de ce bidonville utilisent les fosses et jettent les eaux usées dans un canal situé au milieu des habitations, dégageant ainsi une odeur nauséabonde. Le gaz butane et les jerricans d’eau transportés sur le dos sont les seuls moyens de survivre. Pour l’électricité, chaque baraque est alimentée par un câble électrique branché probablement à un poteau d’électricité de Sonelgaz. Il faut dire que cette énergie a permis aux habitants de ce bidonville de faire face aux aléas du climat.  Certains sont même équipés de climatiseurs. Mais, durant la nuit, les voitures stationnées devant certaines baraques montrent bien que certains occupants de ce bidonville ont la possibilité de louer un appartement et vivre dignement. “Moi, je ne juge personne, ici, chacun a sa propre histoire. Certes, certains ont visiblement les moyens de vivre dans une situation meilleure, mais…”, explique encore notre interlocuteur. L’hiver dernier, les inondations ont délogé à plusieurs reprises les occupants. Leurs baraques ont été submergées par les eaux pluviales, qui ont stagné pendant plus d’une semaine. Cette situation, rappelons-le, a provoqué la colère de ces habitants qui ont paralysé pendant 24 heures la route reliant la zone industrielle au quartier Ramoul et à la ville de Beni Merad. Du côté des autorités locales, il est hors de question de procéder au recensement des occupants de ce bidonville, car une opération a été déjà faite à travers laquelle le relogement a été effectué. Pour ces mêmes responsables, la distribution de logements touchera d’abord les citoyens blidéens ayant un dossier et qui attendent depuis des années. Malheureusement, qui pourra arrêter la prolifération de ce bidonville dans la wilaya de Blida ?


K. FAWZI


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