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L’Algérie profonde / Centre

Les PME et la nouvelle stratégie industrielle

Réalité et perspectives

La création de 15 924 PME a généré 49 644 postes d’emplois. ©D. R.

L’activité industrielle est passée de 18% du produit intérieur brut (PIB), dans les années 70/80, à seulement 4% actuellement.
Nadjib Achouri, directeur de l’industrie et des mines de la wilaya de Bouira, est intervenu, lors de la journée d’étude qui vient d’être organisée à l’université Akli-Mohand-Oulhadj, sur le rôle de la PME dans la nouvelle stratégie industrielle en Algérie, pour développer le thème de la réalité et des perspectives de la PME dans la wilaya de Bouira. Ce dernier a relevé que 15 924 PME ont été créées avec un taux d’implantation évalué à 19% à l’échelle nationale, et 49 644 postes d’emplois créés à cet effet avec un pourcentage de 20%. Ce qui nous donne, selon les indications de M. Achouri, un taux de 20 PME pour 1000 habitants. Cependant, l’intervenant affirme que nous sommes dans la moyenne nationale qui est de 19% en matière de création des PME. Autrement, sur le plan national, nous sommes loin des normes mondiales, car en Europe il s’agit de 60 PME pour 1000 habitants, et en Amérique du Nord ce sont 70 PME pour 1000 habitants. Par ailleurs, le conférencier fera connaître que les pays voisins bénéficient des programmes européens d’aide aux PME, en matière de financement, de technologie, de mise à niveau et de management, contrairement aux PME nationales qui profitent peu ou pas de ces avantages. Une autre intervenante, Mme Farida Merzouk, enseignante en économie et chercheure, a axé son briefing sur la réalité difficile de l’économie du pays, suite aux baisses des prix du pétrole, des exportations en quantité et en qualité, et des recettes budgétaires, quand elle aborda le sujet du secteur industriel qui peut être une source de diversification pour l’économie algérienne. Elle citera le cas de 18 PME orientées sur le secteur industriel, dont l’étude a démontré que 60% des propriétaires de ces PME ne prennent pas de risques financiers, par contre 40% s’y prêtent. Elle en déduit que le nombre est inférieur à la moyenne. Ce qui est un indice défavorable suivant le raisonnement de cette universitaire, qui admet l’existence d’une logique financière, une mise à niveau et une évolution propres à cette catégorie d’entreprises depuis leur lancement. Cependant, elle désignera les lenteurs administratives comme contraintes. Quant au professeur Ahcène Amarouche, il a essayé d’expliquer la problématique de la place des PME dans la nouvelle stratégie industrielle du pays, en recommandant l’ultime nécessité de la réindustrialisation dans la relance économique envisagée. Parce que, selon lui, l’activité industrielle est passée de 18% du produit intérieur brut (PIB), dans les années 70/80, à seulement 4% actuellement, d’où l’obligation de la relance de l’industrie qui est un facteur de développement garanti.
Pour ce faire, le conférencier préconise la promotion des créneaux créateurs d’emplois, la réoccupation et la redynamisation d’un territoire.

Farid Haddouche


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