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L’Algérie profonde / Centre

Khemis El-Khechna :

un cadre de vie exécrable

© D.R.

Les années se suivent et se ressemblent à Khemis El-Khechna (ex-Fondouk), une municipalité au statut de chef-lieu de daïra, située à 25 km du chef-lieu de la wilaya de Boumerdès. Cette ville, qui a connu une extension urbanistique importante, s’est transformée en un vrai dépotoir à ciel ouvert.
Depuis l’installation du nouveau P/APC d’obédience FLN, la population locale n’a rien vu par rapport à un changement apparent. En effet les décharges sauvages de détritus de tous genres et de déchets toxiques qui s’entassent dans tous les coins de la ville rendent le quotidien du citoyen insupportable. Notre virée dans cette ville, l'une  des plus peuplées et les plus anciennes de la Mitidja nous a renseignés sur l'état de déliquescence et de sous-développement où elle se trouve. Le réseau routier est dans un état lamentable, on ne prend même pas la peine de réparer une tranchée creusée suite à des travaux de réparation, comme ce trou béant situé aux quatre chemins sur la route principale qui porte le nom du Chahid Djebbar Brahim, en face de l’ancien siège de la daïra transformé dernièrement en siège de l’ADE, et qui date de plusieurs mois.
Du côté du marché couvert Ferhat-Landjasa, l’un des plus grands marchés de la Mitidja, c’est l’anarchie et où règne la loi du plus fort. Les marchands ambulants se sont accaparés tout ce qui est espace public, même celui réservé aux taxieurs qui payent leurs impôts. Les marchands ambulants garent anarchiquement et vendent leurs marchandises au milieu d’ordures et autres restes de fruits et légumes avariés. Les avaloirs des trottoirs construits durant la période coloniale en métal dur sont tous cassés et obstrués par les bouteilles en plastique et les détritus, ce qui engendre la prolifération des rats et attirent les moustiques et même les animaux domestiques qui errent dans les rues. L’eau potable, qui coule dans les robinets des habitants selon un programme établi par les services concernés pour chaque quartier coule à flots à certains endroits de la ville où des conduites d’AEP sont cassées. Et comme les avaloirs sont obstrués, l’eau stagne sur la chaussée et dans des trous dont la couleur, avec le temps, devient noirâtre et dégage des odeurs nauséabondes insupportables. La rue Mouadi-Rabah, située à côté du siège de l’APC est complètement inondée. Devant cette situation, les habitants de Khemis El-Khechna ne savent plus à quel saint se vouer. Certains ont pris les choses en main en organisant des opérations de volontariat pour nettoyer leurs quartiers mais cela reste insuffisant, car l’entretien des quartiers, routes et trottoirs nécessite de gros moyens dont seule l’APC est pourvue.


Nasser Zerrouki



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