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L’Algérie profonde / Centre

Campagne de lutte contre les feux de forêt à Médéa

Un déficit de 3 000 agents forestiers

Rencontre régionale des conservations forestières au CFVA de Médéa. © D.R

Pour répondre à la norme admise, il faudrait un agent forestier pour 500 ha. 

Le Centre de formation et de vulgarisation agricole(CFVA) de Médéa a abrité, jeudi, une rencontre régionale des conservations forestières des wilayas du centre consacrée à la préparation de la campagne de prévention et de lutte contre les feux de forêt. La rencontre régionale à laquelle ont également pris part les directeurs des parcs nationaux de Chréa, Djurdjura et Theniet El-Had, le directeur de la Protection civile de Médéa, les représentants de la direction des services agricoles de Médéa, de l’université Yahia-Farès et du président de la Fédération des chasseurs, a focalisé ses travaux sur la diffusion et l’analyse du bilan de la campagne de lutte contre les feux de forêt de l’année 2018. S’exprimant à ce sujet, M. Boumessaoud Abdelghani, sous-directeur de la protection du patrimoine forestier à la direction générale des forêts (DGF), a déclaré que le bilan de l’année 2018 a été le moins désastreux depuis l’indépendance, et ce, malgré l’importante pluviométrie qui a favorisé l’apparition des herbacées pendant la période printanière. Selon le même responsable, la superficie parcourue par les feux a été de 2 312 ha, une baisse expliquée par une forte collaboration des parties concernées par le dispositif de prévention dont les wilayas à couverture forestière où des comités opérationnels ont été mis en place. Dans les différentes interventions des différents représentants des conservations de forêts, il a été mis l’accent sur la cartographie des zones représentant la sensibilité des peuplements forestiers aux feux de forêt, le positionnement des moyens d’intervention mobilisés, les contraintes rencontrées et les solutions préconisées, etc. Dans le même sillage, il est fait état de l’insuffisance des moyens d’intervention, notamment du manque d’effectifs suffisants sachant qu’il est enregistré un déficit de 3 000 agents pour répondre à la norme admise d’un agent forestier pour 500 ha. À propos du nombre de brigades, celui-ci oscillant actuellement autour 500 brigades, le constat fait ressortir un déficit en véhicules nécessaires évalué à 600 unités pour répondre à la norme admise d’une brigade pour 4 000 ha. Pour pallier le manque de moyens humains et matériels, il est suggéré de faire appel aux moyens technologiques de transmission par le bais de l’imagerie satellitaire et du GPS pour l’évaluation des superficies parcourues par les incendies. Pour les besoins de la lutte contre les feux de forêt, il a été mis l’accent sur le renforcement du parc existant en véhicules tout-terrain et camions ravitailleurs, l’existence de points de vigie, l’ouverture de pistes, la disponibilité de points d’eau (barrages, retenues d’eau, lacs, bassins).   

  
M. EL BEY


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