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L’Algérie profonde / Centre

Bidonville de Ras-Bouira à proximité du chef-lieu

Un imbroglio qui traîne depuis 20 ans

Le bidonville de Ras-Bouira. ©Ramdane-Bourahla/Liberté

Ce bidonville situé en milieu urbain reste un point noir de la localité, et aucun élu ni responsable n’a réussi à l’éradiquer.

L’association du bidonville de Ras-Bouira, sis à 2 km du chef-lieu de wilaya, a décidé de “déterrer” le dossier de régularisation du projet des 339 lots, destiné à l’éradication du vieux bâti à Bouira. Ainsi, c’est par le biais d’une correspondance adressée au wali que les membres de ladite association font état d’un “abandon pur et simple”, de 302 familles.
Ce bidonville en milieu urbain reste l’un des points noirs de Bouira, et aucun élu ni responsable n’a réussi à l’éradiquer. En 1998 déjà, il figurait parmi les 12 sites à éradiquer dans le cadre de la résorption de l'habitat précaire (RHP) cofinancé par la Banque mondiale et l’État. Vingt ans plus tard, le bidonville de Ras-Bouira n'a toujours pas connu son épilogue, malgré certaines actions entreprises par les pouvoirs publics. En effet, lors de l'opération de recensement effectuée en 2004, trois catégories avaient été identifiées dans ce site. La première est celle qui avait accepté le relogement dans un autre site ; la seconde avait accepté l'indemnisation et, enfin, celle qui a préféré rester sur les lieux en achetant le lot de terrain sur lequel elle réside actuellement. Au premier abord, les choses paraissent simples, mais en y regardant de plus près, les trois catégories sont pour ainsi dire “otages” des lenteurs administratives, notamment de l’agence AADL et de l’APC. Aucune de ces familles n’a bénéficié d’actes de propriété, et de facto elles sont considérées aux yeux de la loi comme étant des occupants illicites. Les requérants détaillent dans leur missive que sur les 302 familles concernées, 97 ont été relogées sur le site de Ras-Bouira, 139 ont été relogées au site d’Errich et 66 sont toujours en “stand-by”. Et comble de l’absurde, souligne cette association, les trois catégories n’ont aucun document justifiant leur situation. Non contents de cet imbroglio, les pouvoirs publics avaient décidé en 2004 de créer une nouvelle “entrave” administrative, la baptisant “phase de restructuration”. Derrière cette dénomination se cache en réalité ce qui est communément appelé l’autoconstruction. “La majorité des 109 familles inscrites dans cette phase a payé depuis 2004 le prix exigé pour l’achat des lots de terrain auprès de l’AADL”, précisent les rédacteurs de cette missive. Et là, rebelote ! Pas le moindre acte de propriété ou document légal. Entre-temps, de nouvelles familles se sont installées sur le site de Ras-Bouira, faisant de ce dernier un immense bidonville. Et les autorités dans toute cette affaire ? Eh bien, à en croire les membres de cette association, hormis un procès-verbal daté du 6 mars 2017, sanctionnant une réunion avec l’actuel secrétaire général de la wilaya, la situation n’a pas évolué d’un iota.
Il est vrai que ces citoyens ne savent plus à quel saint se vouer, tant les divers services, acteurs de ce dossier, dont l'APC, la Duac, l'AADL, propriétaire du terrain qu'ils ont payé rubis sur l’ongle, n'arrivent pas à accorder leurs violons pour en finir avec ce problème.

RAMDANE BOURAHLA


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