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chronique / ACTUALITÉS

La marche en arrière : calife et femmes berbères !

Amine Zaoui

Daech est une pensée sauvage avant d’être organisation sanguinaire. Une manière de penser ou de repenser le monde et le passé de ce monde dans lequel nous vivons. Daech est une chaîne structurée d’une culture ancestrale qu’ont connue et vécue les musulmans à travers quinze siècles. Daech n’est pas une création d’aujourd’hui. Elle n’est pas une créature de la politique américaine ou européenne, même si ces derniers en profitent de son existence sauvage. Daech  est tout simplement une créature islamo-islamique. Elle appartient à cette ancienne culture de la violence,  une culture moyenne-orientale.
Daech est la fabrication de nos propres mains, de nos propres idées. Je vous raconte ce que l’Histoire, notre histoire arabo-musulmane, nous a légué en matière de férocité, d’humiliation et d’atrocité envers les femmes.
Je vous raconte cette histoire interdite aux Maghrébins de moins de dix-huit ans !!: Le calife omeyade Hichème ibn Abdelmalek (691-743) guide suprême des croyants (Émir Al Mouminine), était  jaloux de son père Abdel Malek Ibn Marouane (646-705), non parce qu’il a pu étendre  les frontières de son califat jusqu’au Maghreb, pays des Berbères  mais parce qu’il recevait  des milliers de belles femmes berbères envoyées en cadeau du général Moussa Ibn Noussair (640-716), wali de cette terre africaine. Sur les traces de son père, le calife Hichème  envoie une lettre, que l’Histoire nous a conservée, à son wali des pays des amazighs dans laquelle il réclame des choses abominables.  
Afin d’être plus clair et plus direct, je vous traduis cette lettre de l’Émir des croyants (Émir El moueminine) Hicham Ibn Abdelmalek (691-741) à son wali des pays des Amazighs.
“L’Émir des croyants (Amir al Mouminine) prenant connaissance de  ce qu’envoyait votre prédécesseur Moussa Ibn Nosseir (640-716) à Abdel Malek Ibn Marouane miséricorde d'Allah soit sur lui, en nombre de femmes berbères, Il (le calife) vous demande de faire de même.
Vous  avez sous votre commande un nombre inestimable de belles femmes berbères.
Des femmes qui comblent le regard.
Des femmes captivant les cœurs.
Ce qui est introuvable chez nous à Damas ou dans nos autres régions obéissantes.
Je vous demande de prendre toutes les précisions et l’attention dans le choix des femmes berbères. Prends en considération ce qui suit :

  • La beauté extrême.  
  • Les doigts fins.
  • L’élégance physique.
  • Le calme esprit.
  • Les cheveux longs.
  • La race pure.
  • Les yeux amusés.
  • Les joues lisses.
  • Les petites bouches.
  • Les beaux visages.
  • Les corps vibrants.
  • La taille moyenne.
  • Les voix envoûtantes.

Mais au dessus de tout cela, il faut puiser dans les bonnes familles connues et respectables. Elles seront les mères de nos enfants. Et salam.”
Certes ces centaines de milliers de femmes berbères enlevées, humiliées, violentées  et envoyées au harem du  calife omeyyade (Émir al Mouminine)  à Damas sont nos arrière-arrière grand-mères !!
Aujourd’hui, quatorze siècles après, les enlèvements des femmes et des jeunes filles par les organisations islamistes continuent. Elles sont conduites en esclaves sexuelles, aux lits des Émirs de Daech, Émirs de Boko Haram, Émirs d’Al Qaïda qu’importe l’appellation !  
Aujourd’hui, quatorze siècles après, les Émirs de Daech qui enlèvent les jeunes filles d’Afrique subsaharienne, les femmes chrétiennes d’Orient, les femmes yézidies,  ne sont que les descendants de ces califes omeyyades Hichem et de son père Abdelmalek ibn Marouane.

A. Z.
aminzaoui@yahoo.fr


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95 réactions
AWIDKAN le 09/06/2016 à 15h47

Salam Amine, que dieu te garde. Continue cette entreprise noble de réveiller les algériens d'une longue nuit de sommeil provoqué par des contes mensongers (thimouchouha) sur leur gloire perdue. Continue à leur injecter la vérité à petites doses, car elle fait très mal. J'aimerais voir publier toutes ces chroniques en Arabe simple.

dabbe2016 le 09/06/2016 à 16h15

L’enlèvement des femmes dans l’Histoire est intrinsèque à toutes les civilisations, conquêtes et les guerres depuis les premiers temps. Ce n’est pas une spécificité arabo-musulmane, telle que vous le proclamait en usant de l’ucronie (l’ucronie est au passé ce que l’utopie est au futur). C’est lié à la nature humaine qui est ainsi faite.

dabbe2016 le 09/06/2016 à 16h16

L’enlèvement des sabines par Romulus, durant les premières générations des hommes de Rome, pour se procurer des femmes et procréer avec, les enlevant à leurs voisins les Sabins. L’enlèvement des belles femmes perses par dizaines de milliers par les grecs, que rapporte Hérodote, qui selon lui est à l’origine des conflits et des guerres entre les grecs et les perses.

dabbe2016 le 09/06/2016 à 16h17

Les phéniciens qui achetaient des milliers de femmes berbères carthaginoises en les sauvant, car destinées à être tuées et sacrifiées par les berbères des premiers temps.. Les centaines de milliers de femmes slaves enlevées par les turcs. Les milliers de femmes chinoises enlevées par les japonais durant la seconde guerre (dénommées femmes de réconfort par les japonais).

dabbe2016 le 09/06/2016 à 16h18

Nos ibadites d’Algérie (originaire d’Oman et d’Irak), ont achetés des centaines de femmes Zénètes berbères en les prenant pour femmes, et adoptaient en l’occurrence pour s’intégrer utilement et savamment le parler vernaculaire Zénète, usé jusqu’à nos jours. Le renégat hollandais, Mourad Rais, a enlevé des centaines de femmes salétines d’Islande, les captives (essaa’baya) qu’il revend dans les marchés d’Alger.

dabbe2016 le 09/06/2016 à 16h20

Les Lebensborns aryennes (ou copulait la race ‘’pure’’ anonymement) par les nazis. La liste est non exhaustive. L’Histoire regorge par centaines de ces histoires d’enlèvement au détriment des faibles et des vaincus des guerres. Vous êtes en train de faire deux graves erreurs, car vous arpentez des terrains qui ne sont pas les vôtres, vous n’êtes ni un historien ni un érudit : la rétrodiction et la causalité sublunaire.

dabbe2016 le 09/06/2016 à 16h21

La rétrodiction est cette opération de remplissage que font les novices comme vous, de boucher un trou historique, c'est-à-dire de cet événement, quelle est l’explication ou avalanche de causes présumées ? Vous n’êtes pas autorisé à le faire, tout simplement vous n’êtes pas un historien avisé et accompli (ni un limier érudit des textes, ni un archéologue systématique des écrits).

dabbe2016 le 09/06/2016 à 16h23

). En somme vous lisez un texte, vous faite une rétrodiction cavalière sans humilité, sur ce registre l’avertissement des historiens est sans appel pour ce grave panel. La causalité sublunaire, c’est cette pseudo causalité que vous développez qui recèle en elle-même les germes de sa propre restriction mentale : ex : Daesh enlève des femmes, parce que les arabes musulmans le faisaient ! Scientifiquement cela ne tient pas et vous tromper les lecteurs ! Vous n’avez pas le droit.

dabbe2016 le 09/06/2016 à 16h25

Ce sont des contre vérités, malhonnête et démagogique. Si votre ‘’ processus causal’’ il en était ainsi, alors le déchiffrement du monde ne pourrait même pas être entamé ! Delà nous constatons que vous n’avez aucune culture ne serait ce que basique de l’altérité (risque et incertitude face à l’autre). L’Histoire est subjective, n’est pas une science, une explication complète est un idéal (disait Popper) (je cite Karl Popper, je ne me flatte pas de comprendre ce penseur difficile)

dabbe2016 le 09/06/2016 à 16h27

un profane qui use du parler public, comme vous, n’a pas droit à l’erreur, un pur sottisier en somme, n’a pas le droit de toucher de ses mains inexpertes l’Histoire (on vous connait trop bien) sous peine de vous brûler. C'est la marche arrière des charlatans qui habitent les medias en Algérie. Bon vent

no passaran le 10/06/2016 à 9h27

Le partage en gros les critiques de dabbe 2016 et sa rage devant les inepties formulées par Zaoui. Ce monsieur nous a déjà habitués aux fautes d’orthographes, de grammaire, de syntaxe et de vocabulaire. Voici qu’il s’aventure dans la philosophie de l’histoire où il se noie sans le savoir.

no passaran le 10/06/2016 à 9h28

La langue, la culture et l’histoire de notre pays dans toute sa majesté et complexité n’ont pas besoin d’être caressés dans le sens du poil en faisant passer ‘’nos femmes’’ pour des reines de beauté convoitées par des frustres. Nos histoire a aussi d’autres défenseurs en la personne de Saint Augustin, Apulée, Massinissa, Tarik ibn Zeid etc…

no passaran le 10/06/2016 à 9h29

La femme comme butin et arme de guerre fait partie de l’histoire même où les facteurs d’appropriation gratuite d’une force de travail et de jouissance mais aussi le fantasme de l’exotisme qui incite les hommes à goûter aux plaisirs de l’étrangeté

no passaran le 10/06/2016 à 9h30

Notre presse devrait plus s’ouvrir à nos intellectuels qui ne boxent sur des rings de la médiocrité et du chauvinisme. Daech est le produits de facteurs qui plongent leurs racines dans l’histoire d’hier et d’aujourd’hui. Pour aller vite, c’est une catégorie sociale biberonnée au féodalisme et au tribalisme et saupoudrée d’une lecture imbécile de la religion.

no passaran le 10/06/2016 à 9h35

A ceux qui pensent que l’on défend la berbérité de l’Algérie en cultivant le mépris de l’Autre, qu’il sache que l’on obtient le résultat inverse. Il n’y a qu’à voir le racisme et chauvinisme de l’occident qui n’est que l’expression de son impuissance et de sa nostalgie coloniale.

FAISAN le 10/06/2016 à 21h38

À tous ces pédants de collège qui manient la langue de bois qui n'ont, d'ailleurs, ni idée ni rime. Sachez que personne et personne nous interdira d'évoquer un pan douloureux de notre Histoire lié aux foutouhates des barbares, même avec une manière romanesque. Et tous ces verrats, qui groument dans la soue, me font penser au sort réservé à Koceila et le statut accordé à Okba.

OKBA le 11/06/2016 à 0h53

Monsieur ZAOUI, Vous dites que le phénomène de DAECH remonte au temps des omeyades de fait que ces derniers pratiquaient l’enlèvement des femmes autant que DAECH, Pouvez-vous nous raconter les enlèvements des femmes Rustumides par les soldats fatimides ?! et vis-versa ?! Pouvez-vous nous raconter les enlèvements des femmes almoravides par les soldats almohades ?! et vis-versa ?! Pouvez-vous nous raconter les enlèvements des femmes Idrissides par les soldats fatimides ?! et vis-versa ?! …\...

OKBA le 11/06/2016 à 0h57

Sachant que les Rustumides, fatimides, almohades,..etc étaient tout musulmans, chose que rend l’enlèvement inacceptable (contrairement au omeyades qui ont enlevé des femmes berbères non musulmanes à cet époque) cela est au moins selon le point de vue de la religion. Mr ZAOUI, vous évitez de citer l’enlèvement des femmes qui s’est arrivé au temps de ces dynasties par ce que ils sont des états berbères, ne c’est pas !?? et vous concentrer votre acharnement sur les omeyades par ce que ils sont arab

OKBA le 11/06/2016 à 13h14

Je n’en sais pas pourquoi cette espace de liberté donne l’occasion à des gens qui diffusent les idées de racisme et de partialité !!! Monsieur ZAOUI, les algériens sont arabes et ne vous tolèrent jamais une telle attitude rancunière envers leur identité arabe

hocine015 le 01/07/2016 à 0h04

OKBA et Dabbe2016, la force de votre conviction n'a d'égal que l'épaisseur de votre ignorance: vous cherchez à démontrer que les algériens sont arabes par le fait que la majorité d'entre eux est arabophone ? Et en citant quelques noms de lieux d'origine arabe ? Depuis quand la langue est le principale élément de l'identité ? Ici nous échangeons en français, nous sommes tous parfaitement francophones, sommes nous français pour autant ? Les amérindiens des USA, apaches, sioux , cheyennes,... sont

hocine015 le 01/07/2016 à 0h13

Les amérindiens des USA, apaches, sioux, cheyennes,... sont aujourd'hui anglophones, sont ils anglais ou même européens pour autant ? Sachez que la langue est un élément très secondaire de l'identité, son principale élément est l'origine ethnique, les ancêtres, le sang. Les arabes sont venus en très petit nombre et leur impact démographique fut quasi nul, la génétique le prouve. La quasi totalité des nord africains est aujourd'hui amazigh, majoritairement arabisés sur le plan linguistique.

hocine015 le 01/07/2016 à 0h21

Pauvres nord africains arabophones, leur situation est bien pire que celle des amazighophones, car leur identité amazighe a été tellement annihilé qu'ils n'ont même plus conscience d'être amazighs, et voila qu'ils se mettent à défendre avec hargne et conviction leur fausse et mensongère identité arabe !

GALGAL le 11/06/2016 à 15h59

"C'est pas une specifité arabo-musulmane"cette expression choque l'oreille innocente par laquelle on déduit que les con querants n'avaient pour but de propager la foi musulmane,mais pour continuer a faire la razzia et de s'accaparer des biens et des femmes d'autrui,est-ce cela la religion de la justice et de l'amour ?

Nadim le 11/06/2016 à 16h01

Dabbe 2016 et No Passaran ont raison d'être révoltés. Je le suis aussi. Prétendre que Daech, ce mouvement obscurantiste pour lequel aucun musulman ne peut avoir de la sympathie, est le descendant des Omeyyades est simplement insupportable. Le raccourci est malsain, nauséabond. (...)

Nadim le 11/06/2016 à 16h02

Il s'agit dans cet article "interdit aux maghrébins" (seulement ?) et "aux moins de dix-huit ans" dit l'auteur (et on ne voit pas pourquoi, sinon pour faire du remplissage) d'une grande ignorance de l'histoire doublé d'une profonde malhonnêteté intellectuelle. On ne peut laisser dire tant d'insanités sans réagir. L'auteur de cet article,(...) s'improvise maintenant historien et politologue.

Nadim le 11/06/2016 à 16h02

Nul besoin de sortir de Harvard pour comprendre que Daech est une création occidentale avec l'aide financière d'un royaume pétrolier maintenant de plus en plus honni, pour faire diversion et aboutir au démembrement du monde arabe. Est-ce la violence arabe qui a détruit l'Irak et la Libye et la Syrie et le Yémen, en attendant d'autres pays ?

Nadim le 11/06/2016 à 16h03

Il suffit de parcourir l'histoire des guerres pour se rendre compte que l'enlèvement des femmes n'est pas une spécialité arabe. Demandez aux indiens d'Amérique ou le peu qui en reste, interrogez l'histoire sur les guerres chrétiennes, sur les horreurs de Tankin, sur les atrocités de la guerre civile en Angleterre, sur la guerre de sécession. Les exemples ne manquent pas pour disqualifier ce discours simpliste d'un historien de dimanche.

Nadim le 11/06/2016 à 16h04

Je viens de découvrir ses niaiseries sur "La gent soufi" (admirez la formulation). Il évoque Ibn Arabi qui fait un rêve dit-il, suivi du titre de Shakespeare (il fallait bien le placer quelque part), Le songe d'une nuit d'été. L'auteur devrait faire la différence entre le rêve et le songe et devrait savoir aussi que c'est là un faux titre qui n'a strictement rien d'estival. L'oeuvre est inspiré à Shakespeare par Plutarque et Chaucer. Des hommes plutôt noirs. Je parle de l'oeuvre.

Nadim le 11/06/2016 à 16h04

Ce Monsieur parle d'Al Bistami devenu célèbre par ses Shatahat, ces dits d'extase, cite Ib Arabi et le silence, mais il ne dit mot du silence qu'impose Al Bistami et de sa limite ontologique. Nous sommes là au coeur même de l'aporie du silence.

Nadim le 11/06/2016 à 16h06

L'expression du silence chez les soufis, que ce soit chez Al Ghazali, Al Hallaj, Rûmî ou encore Hafez n'est nullement silencieuse. Ce n'est ni un mutisme, ni une impuissance de dire, ni une abolition de la parole. C'est même sa germination profonde. Par le silence les soufis disent ce qui semble échapper à la parole sans avoir à revenir au verbe. "Un indiscrétion à l'égard de l'indicible" disait Levinas, sinon que serait le silence sans langage ?

Nadim le 11/06/2016 à 16h06

Ce genre d'articles prétendument littéraires ne nous apprend absolument rien, caractérise on ne peut mieux le vide sidéral et provoquent plutôt la consternation et l'hilarité. Il est de la responsabilité de LIBERTE de mettre un terme à ce genre d'analyse erronée et grotesque, parce qu'il ne s'agit pas de quelques lecteurs, mais de toute une génération qui pense que ce Monsieur est un "écrivain" et qu'il est peut-être même historien. Il n'a aucun droit de tromper les lecteurs à ce point.

Nadim le 11/06/2016 à 16h08

Pour finir voici quelques perles : "moyenne-orientale", "régions obéissantes", "Daech fabrication de nos propres mains" et surtout la traduction de l'arabe de wassalam qui devient en français "Et salam". Sans commentaire. Sur ce dont on ne peut parler, il faut garder le silence, disait Ludwig Wittgenstein.

GALGAL le 11/06/2016 à 16h22

Maintenant c'est les americains qui ont sous leur commande de belles femmes arabes qui seront les méres des beaux americains. The golden rule said :" kama tadinou toudane"

dabbe2016 le 11/06/2016 à 19h46

Dans son article Amine Zaouïa a établi , en se rapportant à une page de l’histoire des Omeyades, un lien direct, voire une conséquence logique avec l’organisation terroriste Daech, notamment dans le traitement subi aux femmes dans les zones tombées sous leur joug. Bien que des auteurs ( no Passaran, OKBA,NADIM) ont eu le mérite de corriger l’auteur en l’amenant à visiter l’histoire de l’humanité , depuis la Grèce antique jusqu’aux temps modernes où la ffemme a toujours été traitée

dabbe2016 le 11/06/2016 à 19h50

comme butin de guerre, il convient de souligner qu’Amine Zaouïa a usé d’un raccourci, pour le moins fallacieux, pour étayer une approche berbériste ( le berbérisme est une excroissance de notre berbérité, voir les louanges d’Ibn pour les berbères, les vrais, je vous invite fermement à reprendre Kitab EL Ibar, ce passage savoureux : ….Citons ensuite les vertus qui font honneur à l'homme et qui étaient devenues pour les Berbères une seconde nature; leur empressement à s'acquérir des qualités ,

dabbe2016 le 11/06/2016 à 19h53

: ''qualités louables, la noblesse d'âme qui les porta au premier rang parmi les nations, les actions par lesquelles ils méritèrent les louanges de l'univers, bravoure et promptitude à défendre leurs hôtes et clients, fidélité aux promesses, aux engagements et aux traiTés, patience dans l'adversité, fermeté dans les grandes afflictions, douceur de caractère, indulgence pour les défauts d'autrui, éloignement pour la vengeance, bonté pour les malheureux, respect pour les vieillards..

dabbe2016 le 11/06/2016 à 19h58

S’il est légitime qu’il défend son point de vue , encore faut-il qu’il le fonde sur des arguments historiques irréfutables avec une honnêteté intellectuelle inébranlable. Or ce faisant, non seulement, il a falsifié l’histoire en faisant sortir des faits de leur contexte, mais aussi en jetant le discrédit et l’anathème sur plus d’un milliard de musulmans, comme s’ils étaient héréditairement porteurs de germes de violence. Un racisme outrancier et virulent.

dabbe2016 le 11/06/2016 à 20h01

A l’entendre, traités les musulmans d’ataviques, Frantz Fanon mordra ses doigt sous terre et Huntington, pourtant penseur culturaliste et essentialiste, se remuer dans sa tombe. Car, ne maîtrisant ni les rudiments de la géopolitique, ni l’histoire des relations internationales et encore moins les sables mouvant du Moyen-Orient , Amine Zaoui prêche dans une puérilité déconcertante. S’il avait le courage et un brin de conscience de responsabilité qui nous incombe en ce temps qui nous écra,

dabbe2016 le 11/06/2016 à 20h04

en ce temps qui nous écrase, il aurait du écrire en arabe. Car , il pourrait donné, ainsi , la possibilité aux milliers de lecteurs arabes et musulmans d’exprimer leur avis et d’enrichir, par conséquent, le débat. Mais là, il le sait, en usant de cette désinvolture maladroite , il croit avoir tiré sur un oiseau perché sur une branche d’olivier alors qu’il s’agit d’un volatile en papier. Dr Mohamed Belhoucine

dabbe2016 le 12/06/2016 à 7h33

Quand à moi et l'énorme charge de travail qui m'attend, je dois méditer sérieusement ce passage de Sir Winston Churchill : '' Il n'arrivera jamais au bout du voyage celui qui s'arrête pour jeter une pierre à tous les chiens qui aboient."

afalkou le 12/06/2016 à 17h05

Mr Okba, nous sommes des musulmans à 99%, en tant que tel, vous ne devez pas mentir ! Le mensonge est un péché. Vous dites que les algériens sont arabes alors qu’historiquement, géographiquement, ils ne le sont pas. Moi, je ne vous dénie pas le droit d’ d’être algérien arabe, juif ou autre, vous aussi, vous n’avez pas le droit de taxer tous les algériens d’arabe. Quand on ne connait pas l’histoire de son pays, la sagesse nous oblige à nous taire.

afalkou le 12/06/2016 à 17h06

Un dicton de chez nous dit : Le remède à l’ignorance, c’est le silence ! Pour terminer, je vous dis ceci : Nous ne sommes pas nés de l’adultère, nous avons des repères clairs, interrogez la terre et interrogez les pierres, ils vous diront que nous sommes berbères. Sans rancunes.

FAISAN le 12/06/2016 à 18h23

Je ne suis pas un adepte des activités chronophages, mais certains localiers, qui s'improvisent en révisionnistes et négationnistes, peuvent faire réagir par leur jactance et leur fatuité, alors qu'ils ne valent pas une cenelle. À moins qu'ils ne dévoilent leurs publications, ne serait qu'un petit article...scientifique. D'après Christine Angot:l’écrivain aime la vérité qui fait mal, comme les c(...) la vérité flatteuse.

no passaran le 12/06/2016 à 18h59

je soutiens la proposition de NADIM qui appelle LIBERTE à ses responsabilités. Si au nom de la liberté d'expression, Zaoui a le droit de s'exprimer, les lecteurs du journal sont en droit de confier une rubrique à un autre intellectuel qui ne passerait pas son temps à caresser les intégristes ethnicistes. L'identité de l'Algérie avec toutes ses composantes et complexités ne doit pas être abandonnée à des ignorants doublés d'une rare violence haineuse. La ''berbérité'' mérite qu'on la défende avec

no passaran le 12/06/2016 à 19h06

avec intelligence et connaissance. Ce n'est pas rendre service à a culture amazigh que de débiter des sornettes qui me font personnellement honte car je ne supporte pas que l'on confonde les lumières philosophiques d'un Saint Augustin ou le génie littéraire d'un Apulée que la mixture indigeste que vomissent certains dans les réseaux sociaux. La berbérité comme l'islam ne sont la propriété de personne. Pourquoi diable, avons nous hérité d'intégristes dans la religion, et dans le régionalisme.

Nadim le 13/06/2016 à 1h47

No Passaran, Merci de ton soutien pour ma proposition. L'auteur a bien sûr le droit de s'exprimer librement. Il aurait dû d'ailleurs répondre à nos interrogations sur ce même forum, afin que le débat soit franc, démocratique, et afin qu'il puisse aussi se défendre.

Nadim le 13/06/2016 à 1h49

Faisan, De grâce, ne citez pas un non-écrivain comme Angot. Nous avons déjà du mal avec les nôtres.

FAISAN le 13/06/2016 à 15h49

C'est vrai ce que vous dites, ce n'est pas une grande écrivaine. Mais, parfois, je lis tous ce qui me tombe sous les yeux, par curiosité. Par ailleurs, il y a une citation de Cheikh Md oulhoucine qui disait: La ronce, même épineuse; elle donne des mûres...sauvages. Amicalement et saha el fadhourik

OKBA le 13/06/2016 à 3h33

Mr afalkou, je ne suis pas menteur, a oudhou bi allah, au pire des cas je me trompe dessus!, maintenant croyiez-moi que la tromperie la plus exostique de l’univers c’est de dire « nous somme berbères ! » parfois et certains le qualifier comme la risée de l’époque, même dire que nous somme berbères arabisés par l’islam est une atteinte à l’égard de cette religion car elle ne favorise pas une ethnie au diriment d’autres ni la considérer mieux et prodige ..\..

OKBA le 13/06/2016 à 3h34

quoi que soit arabe ou autre, en faite si vous êtes berbère l’islam vous ordonne à ne pas renoncer votre identité. Donc en réalité nous somme arabes parce que nous somme arabes et avec excellence aussi, la plus part des historiens marquent ce constat, ibn oudhara et ibn khaldoun, ce dernier raconte l’invasion des tribus arabes et les qualifier comme des sauterelles, précisant autant de crualité de guère que du renversement de l’échelle démographique ..\..

OKBA le 13/06/2016 à 3h34

désormais les algériens devenues majoritairement arabes plus-tôt que berbères, chose qui explique nos dialectes arabes et pas uniquement ça ! l’esprit arabe de notre mémoire collective : les legendes de djouha, celle de diabe l’hero hillalien, …etc, ces personnage ne sont pas berberes comme-même !! si je vois la ville de douaouda elle porte le nom d’une tribu arabe s’appelaient bouaouda, si je vois khemis el khechna elle porte le nom d’une tribu arabe s’appelaient banu khachin ..\..

OKBA le 13/06/2016 à 3h35

… bref, la plaque tournante de l’identité c’est bien l’homme plus-tôt que la terre, si les Tcherkesses ont pris la terre comme référence de leur identité, ils deviendront jordaniens d’office (actuellement ils vivent en Jordanie), alors en donnant preuve de conscience ils tiennent encore à l’identité de l’Homme. Ma convection dit que l’Algérie est arabe avec minorité berbère, je suis avec l’identité berbère mais pas au pied d’égalité, sans rancune ni péjoratifs.

dido le 13/06/2016 à 18h09

Bonjour à tous, permettez moi de donner mon point de vue sur l'arabisation de l'afrique du nord, je dirait plutôt sur la perte de l'usage de l'amazigh par ses habitants. Je rappel que la majorité des villes du nord du Maghreb actuelle étais sous domination phénicienne.

dido le 13/06/2016 à 18h10

Les amazighs des grandes villes ont peu à peu adopté l'usage du phénicien à la place de l'amazigh,processus qui continu à se faire de nos jours, puisque beaucoup de berbérophone délaisse leurs langue pour adopter l'arabe dialectale.Donc ce n'est pas un processus brutale qui a commencer avec l'arrivée des arabe mais un processus lent et continu.

dido le 13/06/2016 à 18h10

Pour preuve, y a qu'a voir le dialecte magrébin qui gramaticalement parlant n'est pas de l'arabe. Le magrébin est un descendant du phénicien (une langue sémite très proche de l'arabe, avec laquelle elle partage un riche vocabulaire) enrichi de vocabulaire amazigh, arabe, turque, espagnol et français.

dabbe2016 le 13/06/2016 à 22h42

Décidemment vous avez le génie de stopper mon voyage. Beaucoup de débatteurs ont pointé du doigt la réalité arabe de l’Algérie. C’est vrai et c’est juste mais en donnant des explications insuffisantes et tronquées. Etre arabe requiert une distinction permanente entre deux registres, celui de l’arabité et de l’arabisme. L’arabisme est un projet et un mouvement politique défini dans le temps et les lieux, avec une période d’éclosion et une autre de mort et on peut le raconter.

dabbe2016 le 13/06/2016 à 22h42

L’arabisme n’est pas un concept identitaire. L’arabité l’est par contre (Que défend à juste titre un débatteur). La langue et la culture Arabes sont solidement implantées en Algérie (le nier c’est faire œuvre d’ucronie et de malhonnêteté), véhiculées aussi bien par l’islam savant et citadin de nos Oulemas (de la Kabylie à Tamanrasset) que par l’islam populaire de nos confréries religieuses

dabbe2016 le 13/06/2016 à 22h43

Nos berbères (Beni Semghoun, Kabyles, Chaouia, Targuis) reproduisent leurs traditions et s’expriment au quotidien dans leur quatre parlers vernaculaires ou dialectes et qui ne peuvent communiquer entre eux que grâce à la langue arabe, on peut affirmer que l’islam et l’arabité culturelle transcendent les particularismes ethniques et se renforcent mutuellement.

dabbe2016 le 13/06/2016 à 22h44

On oublie souvent que la plupart des dynasties qui ont régnées sur le Maghreb jusqu’aux temps modernes étaient berbères, y compris les Almohades et les Almoravides, défenseurs d’un islam pur et dur. On oublie aussi que les Berbères n’ont pas moins contribué à la culture arabe (ex le pôle de Bejaia) que les Arabes du Maghreb, que ce soit en sciences religieuses, en histoire, en littérature, voire en grammaire, et en mathématiques (le mathématicien Benzaghou de Tlemcen, XVI e siècle et Finobacci

dabbe2016 le 13/06/2016 à 22h46

et Finobacci au XIII e siècle (vous voyez c’est déjà loin l’ancrage de la langue arabe), a apprit à Bejaia les chiffres arabes, la notation algébrique en arabe, et le raisonnement mathématique en arabe, tout çà grâce à l’apport langue arabe, abruptement masqué par les berbéristes). Cet ancrage dans la culture arabo-musulmane est constitutif de la personnalité historique du Maghreb- et de chacun des pays qui le composent- au moins autant que la dualité ethnique arabo-berbère (régurgité de nos

dabbe2016 le 13/06/2016 à 22h46

(régurgité de nos jours par les berbéristes en vice tautologique qui n’apporte aucune information sauf la manifestation chronique et stupide de leur haine viscérale de la langue arabe) et que la continuité dynastique dans des frontières relativement stables. Les français le savaient qui en feront la principale cible de leurs appareils militaires, politiques et idéologiques durant toute la période coloniale. A la grande déception, des bureaux arabes et du colonel Schoen, berbères et arabes

dabbe2016 le 13/06/2016 à 22h48

berbères et arabes furent encore une fois réunis par l’islam et la langue arabe (Je rappelle l’intermède de la tribu des Ouacifs en 1900, ramenaient de force par le colonisateur chez nous à El Bayadh et Saida, furent parfaitement intégrés, à l’islam et à la langue arabe). Par contre nous les Arabes nous devront faire un effort et un grand travail vers nous-mêmes et nous remettre en cause. Il faut sortir par le haut, c'est-à-dire par le futur, ce qui impose nullement de s’oublier et

dabbe2016 le 13/06/2016 à 22h48

berbères et arabes furent encore une fois réunis par l’islam et la langue arabe (Je rappelle l’intermède de la tribu des Ouacifs en 1900, ramenaient de force par le colonisateur chez nous à El Bayadh et Saida, furent parfaitement intégrés, à l’islam et à la langue arabe). Par contre nous les Arabes nous devront faire un effort et un grand travail vers nous-mêmes et nous remettre en cause. Il faut sortir par le haut, c'est-à-dire par le futur, ce qui impose nullement de s’oublier et

dabbe2016 le 13/06/2016 à 22h48

berbères et arabes furent encore une fois réunis par l’islam et la langue arabe (Je rappelle l’intermède de la tribu des Ouacifs en 1900, ramenaient de force par le colonisateur chez nous à El Bayadh et Saida, furent parfaitement intégrés, à l’islam et à la langue arabe). Par contre nous les Arabes nous devront faire un effort et un grand travail vers nous-mêmes et nous remettre en cause. Il faut sortir par le haut, c'est-à-dire par le futur, ce qui impose nullement de s’oublier et

dabbe2016 le 13/06/2016 à 22h50

et de se renier, pas du tout au contraire (...). Comment dès lors changer les choses ? En sortir ? En se battant pour devenir acteur et sujet, dans une pleine et vraie représentation, par la démocratie non inféodée au capital, par l’appropriation des moyens de production et leur juste répartition à travers le peuple, par la destruction des oligarques à qui les faibles

dabbe2016 le 13/06/2016 à 22h51

à qui les faibles indigents prêtent allégeance et obséquité (nous l’avons vu par l’intermède du Khabar), par le respect des libertés individuelles au premier desquelles la situation de la femme, ce baromètre infaillible du niveau de liberté dans une société. Je vais vous passer mon expérience de 60 ans en tant qu’Arabe, le fait que de plus en plus d’Arabes se proclamant tels et fiers de l’être, se disent aussi syriens, libanais, palestiniens, irakiens, égyptiens, yéménites, algériens, tunisi

dabbe2016 le 13/06/2016 à 22h53

tunisiens etc.., a transformé le sentiment d’arabité. Il ne l’a pas aboli comme le craignaient les nationalistes arabes, il l’a transformé. Avec l’âge je deviens de plus en plus Arabe et de façon viscérale. L’enjeu actuel pourrait être mieux compris si on l’abordait à travers le paradigme et le prisme européen, c'est-à-dire on peut-être français et européen, allemand et européen, espagnol et européen etc.… La conséquence pratique de tout cela est que des espaces nationaux arabes, à l’éc

dabbe2016 le 13/06/2016 à 22h55

, à l’échelle des pays, commencent à revendiquer les Etats de droit, chacun chez lui et non chacun pour soi. La nouveauté, j’appartiens à cette élite qui a compris qu’il ne fallait pas geler, retarder l’ensemble des réformes tant que l’unité n’est pas faite (voir la dernière réunion de la gauche radicale arabe à Tunis). Au contraire, la conviction est générale que toute avancée de la liberté (au sens appropriation des moyens de production, les armes et l’argent) dans un espace national arabe

dabbe2016 le 13/06/2016 à 22h58

dans un espace national arabe ébranle les despotismes locaux et contribue à l’avancée de cette même liberté. Les luttes ne peuvent être que régional et mondial en face d’un impérialisme qui l’est. Après tout n’est-ce pas la meilleure façon d’être solidaire avec l’ensemble le plus proche, le monde arabe, et de renouveler l’arabisme ? Fière d'être arabe, berbère et algérien. Mohamed Belhoucine.

afalkou le 14/06/2016 à 0h02

Okba, en tant que musulman, je prie Dieu de vous guider sur la bonne voie et vous éclaire le chemin de la connaissance et vous éloigne de celui de l’ignorance. Attention ! L’école algérienne a fait des ravages dans la conscience collective et les séquelles sont visibles même dans l’obscurité! Ce qu’on voit sur les réseaux sociaux, n’est qu’une partie visible de l’iceberg. Je ne termine pas sans vous rappeler l’adage suivant : Le remède à l’ignorance est le silence.( pour ne pas dire des ineptie.

afalkou le 14/06/2016 à 0h04

Adieu cher compatriote.

skalinormey le 14/06/2016 à 19h54

“Celui qui fait au peuple de fausses légendes révolutionnaires, celui qui l'amuse d'histoires chantantes, est aussi criminel que le géographe qui dresserait des cartes menteuses pour les navigateurs.” ― Prosper-Olivier Lissagaray

dabbe2016 le 18/06/2016 à 18h16

Ces maudits enfants sont des littérateurs, c.a.d ni philosophe ni mathématicien .Eh oui Les Arabes ont été les authentiques précurseurs de la vraie modernité. Ibn Roshd préconisait que tout souverain et tout porteur de la parole publique doivent subir des tests sévères pour être à la fois mathématicien et philosophe. Quand on est littérateur et démuni du nécessaire des fondamentaux du savoir philosophique et mathématique, à coup sûr on saisit très mal le réel historique.

dabbe2016 le 18/06/2016 à 18h20

(cela n'arrange pas les choses quand un papier est très mal de traduit de l’arabe). ‘’ Un homme qui peut tout, qui ose tout et qui ne porte sa mesure qu’en lui-même’’. [ Sanjay Subrahanmayan] (ma traduction de l’anglais). Un homme immanent qui refusait la transcendance du pouvoir et de la souveraineté. Cet homme là, a vécu entre l’an 900 à 1600, il s’approprié le monde par la connaissance (le début de la modernité, la vraie) et ne se référait qu’à sa propre immanence, c’était un homme libre.

dabbe2016 le 18/06/2016 à 18h22

Il faut d’abord partir du constat que la modernité en Europe a produit l’Etat-nation souverain comme réponse à la guerre civile. A son tour la souveraineté moderne est née pour mettre un terme à la guerre civile. Le mot clef ici, c’est guerre civile, qui sera régi que par deux acteurs, le prolétariat intérieur (la multitude européenne) et le prolétariat extérieur (la Multitude des peuples colonisés). Au XVIIe siècle l’Europe était la proie à d’effroyables guerres civiles, partout, en France,

dabbe2016 le 18/06/2016 à 18h27

en Angleterre et en Allemagne. C'est de là que nous remonterons aux prérequis : , C'est à dire à Al-Ghazali qu' Ibn Rosd va pourtant répondre magistralement, dans l'Incohérence de l'incohérence, Tafahut al Tafahut. L'ouvrage d'al-Ghazali, le Tahafut al-Falasifa (incohérence des philosophes) est une référence pour le mysticisme musulman, critique le rationalisme des philosophes. Quant aux Ash’arites (les théologiens), sa réplique sera d’une violence inouïe,

dabbe2016 le 18/06/2016 à 18h28

le Texte (Coran) révélé est le contretype exact du discours théologique Ash’arites, les doctrines des Ash’arites ne sont pas véridiques, ne se soutiennent pas par leur seul force et ne portent aucun « indice qui signale la vérité’’. Il accuse les Ash’arites de sectarisme (faire valoir une interprétation partielle du Coran contre toutes les autres). Les acha’rites (théologiens) sont actifs en Al-Andalus à l'époque d' Ibn Roshd .

dabbe2016 le 18/06/2016 à 18h34

Dans le Tahafut al-Tahafut, l’ouvrage d’Ibn Rosd (incohérence de l'incohérence), l'ouvrage d'al-Ghazali le Tahafut al-Falasifa est critiqué point par point, les propos sont sanctionnés par une fatwa qui les caractérise comme « blâmables » (Bid’a), et la philosophie d'Aristote restaurée dans sa plus « pure » version. Ibn Roshd a mis en avant le fait de comparer le monde où il vivait et sa religion l'islam.

dabbe2016 le 18/06/2016 à 18h36

Ainsi, ibn Rošhd constate que le Coran s'adresse à tous les musulmans : aussi bien de faible que de haute culture. Le caractère universel de la Révélation ne saurait précisément être universel s'il ne s'adressait pas à eux selon leur niveau de culture. Il y a le sens premier, simple et imagé pour le commun des mortels (scripturaire) et un discours plus soutenu (non scripturaire).

dabbe2016 le 18/06/2016 à 18h40

il arrive qu'une contradiction apparaisse entre ces deux types d'énoncés et c'est précisément là que doit intervenir la philosophie : le philosophe, par le raisonnement, doit déceler le sens profond, caché du Texte. Ibn Rošhd va pouvoir donner à la philosophie, dans une fatwa (le livre du Discours décisif, Kitab fasl al-maqal ), son caractère « obligatoire », comme le veut la Loi musulmane.indigné par la lecture scripturaire et simpliste de l'auteur de cet article.

dabbe2016 le 18/06/2016 à 18h41

Ne pas éclairer le texte par une réflexion philosophique serait nuire à la foi du fidèle, en livrant ce dernier aux interprétations contradictoires. Les interprétations contradictoires ont en effet pour conséquence soit la tendance à la remise en cause des dogmes de la foi (scepticisme), soit le sectarisme (faire valoir une interprétation partielle contre toutes les autres). Ibn Rošhd écrit ainsi : « Le Coran tout entier n'est qu'un appel à l'examen et à la réflexion, un éveil aux méthodes

dabbe2016 le 18/06/2016 à 18h44

un éveil aux méthodes de l'examen ». La philosophie permet de rechercher l'interprétation vraie et complète de la parole sainte, qui met fin à la fois au scepticisme et au sectarisme.La première grande interprétation de la philosophie politique d’ Ibn Roshd va influencer tout un panel de Moyen- âgistes qui seront ses disciples, tels Marsile de Padoue, Dante Aligheri , Duns Scot , Guillaume d’Occam, Nicola de Cues, Pic de la Marandole, Boece de Dacie , Siger de Brabant , Jean de Jandun, et

dabbe2016 le 18/06/2016 à 18h45

et beaucoup d’autres notamment sur l’idée de la séparation de la foi et le savoir qui seraient deux ordres distincts. Cette séparation dans l'ordre de la connaissance aurait pour corollaire dans l'ordre éthique et politique, la séparation entre le temporel et le spirituel. La philosophie politique d’Ibn Roshd est alors interprétée non pas comme révolutionnaire (il ne s'agit pas de renverser un quelconque pouvoir établi), ni comme conservatrice (il ne s'agit pas d'instaurer ou de perpétuer une

dabbe2016 le 18/06/2016 à 18h48

Les concepts de modernité actuelle (anti-modernité), de souveraineté et de démocratie sont nés dans le concert européen. Suivre l’apparition du concept de souveraineté et de modernité en Europe, devrait nous permettre de reconnaître que leurs constructions ne sont ni unitaires ni pacifiques ; dès le départ, elles ont été caractérisées par des luttes, des conflits et des crises. On identifie trois moments dans la formation de la modernité européenne, qui énoncent la configuration initiale du co

dabbe2016 le 18/06/2016 à 18h49

du concept moderne de souveraineté. Premièrement, la découverte révolutionnaire du plan de l’immanence (900-1600). Le role de premier plan d’Ibn Roshd. Deuxièmement, la crise née du conflit ininterrompu contre ces forces immanentes créatives et constructives contre toute forme d’autorité, et le pouvoir transcendant qui vise à rétablir l’ordre. Ce conflit est la clef du concept de modernité, c’est à dire là ou la vraie modernité fondée sur le plan de l’immanence fut effectivement dominée et t

dabbe2016 le 18/06/2016 à 18h51

dominée et tenue en échec par la modernité ou l’anti modernité fondée sur la transcendance. Et Troisièmement , la résolution partielle et provisoire de cette crise dans la formation de l’Etat moderne comme lieu de souveraineté qui transcende et médiatise (au sens de la médiation) le plan des forces immanentes. Le concept de souveraineté en Europe a servi de pierre angulaire pour la construction de l’eurocentrisme. Dans cette progression la modernité européenne elle-même devient de plus en pl

dabbe2016 le 18/06/2016 à 18h52

de plus en plus inséparable du principe de souveraineté. Pourquoi ces guerres civiles du XVIIe siècle ? Parce qu’il fallait à l’origine dompter et stopper cet homme, qui a commencé à se façonner ‘’self fashioning’’. Les catholiques et les protestants se massacrèrent les uns et les autres. Cet air de guerre de religion cache toutefois une transformation historique profonde et le commencement d’une nouvelle ère : l’Europe sortait alors du moyen age et marque la fin du premier mode de la mod

dabbe2016 le 18/06/2016 à 18h53

la fin du premier mode de la modernité, la vraie(je vais en venir). Cette modernité est une réponse aux situations de ces guerre généralisées partout en Europe. Il fallait un projet politique pour mettre un terme à ces guerres civiles, il sera incarné par les nouvelles théories de la souveraineté, dans le but d’annuler l’état de guerre perpétuelle et de le réléguer aux marges de la société et en le limitant à des circonstances exceptionnelles. Seule l’autorité souveraine, c’est à dire

dabbe2016 le 18/06/2016 à 18h54

, c’est à dire le monarque (à l’époque) ou l’Etat, pouvait faire la guerre, et ce uniquement contre une autre puissance souveraine. La guerre se trouvait ainsi repoussée en dehors du corps social de la nation et exclusivement limitée à des conflits extérieurs entre Etats. Elle constituait une exception, tandis que la paix était la norme. Les conflits au sein de la nation devaient se résoudre pacifiquement à travers le jeu politique.

dabbe2016 le 18/06/2016 à 18h57

Tous les savants chrétiens du moyen âge prouvèrent la cohérence et l’originalité révolutionnaire de cette nouvelle connaissance ontologique développée par Ibn Rosh. Ce qui est révolutionnaire , dans cette suite de développement philosophique du VIII au XVIe siècle, c’est que l’homme s’est doté d’un pouvoir de création de l’objet sur terre, il a découvert la plénitude du plan de l’immanence.

Emmah le 05/07/2016 à 15h04

"une télévision israélienne proche du Likoud (I24)" écrit M.Larbi. Evoquer le nom de "Likoud" ça vous disqualifie une chaine d'information (de qualité je trouve). Mais dénoncer une désinformation de la part de M.Zaoui par une désinformation de votre part, ce n'est pas sérieux. Heureusement qu'il y a internet pour vérifier. Comme dirait l'autre "je vous crois mais je vérifie".

Ibn-Rochd-Averroès le 25/07/2016 à 16h39

@dabbe2016 Ibn-Rochd ou Averroès n'est pas arabe comme vous soutenez dans votre raisonnement à deux balles. D'ailleurs, il n’y a pas de consensus académique sur la définition de la race arabe, car tout simplement il n' y a pas de race arabe. Ni l'Irak, ni la Syrie, ni le Liban, ni la Palestine, ni l'Egypte et encore moins le reste de l'Afrique du Nord sont arabes. La seule définition qui fait consensus est que les arabes sont les utilisateurs de la langue arabe, c'est-à-dire les arabophones.

Ibn-Rochd-Averroès le 25/07/2016 à 16h50

Comment parler alors de pensée arabe? On peut parler de pensée musulmane, oui mais pas arabe. D'autant plus que la majorité des intellectuels musulmans à qui vous referez ne sont pas arabes. Ces races dites arabes sont devenus arabophones par la force de l’épée des sanguinaires des qureishs (Abu Bakr, Omar et les Ummayades par la suite). A bon entendeur...

ricardo16 le 31/08/2016 à 19h22

Réfléchissons!Nous sommes un pays sous-dév comme les autres pays arabes,la corruption est de règle chez nous comme les autres pays arabes,nos dirigeants sont médiocres et corrompus comme les autres pays arabes,on parle encore de la tenue de la femme comme ...,on exporte des terroristes originaires de chez nous en Europe. AUCUN DOUTE,NOUS SOMMES ARABES!!!!!!!!!

ricardo16 le 31/08/2016 à 19h37

Nos rues sont sales comme celles des pays arabes,notre école et notre université sont défaillantes comme celles des pays arabes,nous importons à peu-prés tout ce qu'on consomme comme ....,nos citoyens célèbrent quotidiennement leur incivisme sur les routes et en dehors comme .... AUCUN DOUTE,NOUS SOMMES ARABES!NOUS SOMMES ARABES!NOUS SOMMES ARABES! (je plagie içi le président Ben-Bella,qui voulait absolument convaincre son auditoire peut-étre encore hésitant)

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